Quelques heures avant la fin de son ultimatum, le président américain Donald Trump a menacé une nouvelle fois l’Iran, mardi 7 avril. « Une civilisation entière va mourir ce soir », a-t-il lancé, après avoir, la veille, dit que « le pays entier pourrait être détruit en une seule nuit ».
Ces menaces laissent planer la crainte de très nombreuses pertes civiles et la destruction de nombreuses infrastructures civiles. Israël, de son côté, a frappé mardi des voies ferrées et des ponts en Iran. Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a rappelé qu’« attaquer délibérément des civils et des infrastructures civiles est un crime de guerre », tout en dénonçant la « rhétorique incendiaire » entourant le conflit au Moyen-Orient.
Alors que les deux pays alliés clament viser le régime iranien, les civils sont les véritables perdants du conflit. Bien qu’il soit très difficile de rassembler des informations précises et à jour sur le nombre de tués en Iran, entre les frappes israélo-américaines et la répression du régime, l’ONG Hrana a pu compter plus de 1 600 morts civils dans des frappes, dont des centaines d’enfants, depuis le 28 février.
En cause : les cibles et l’ampleur des frappes, comme l’explique Hajer Naili, directrice de communication de Civic, une ONG qui a analysé dans un rapport l’impact d’un mois de bombardement en Iran : « On a répertorié depuis le début de ce conflit plusieurs attaques sur des écoles, sur des universités, des centres hospitaliers et bien sûr sur des zones résidentielles. Cela explique les pertes en population civile. L’autre explication, c’est que dans certains cas, des sites militaires se trouvaient à proximité de sites civils, donc l’utilisation d’armes explosives à impacts larges a eu un impact sur des sites civils également. »
Dans la conclusion de leur rapport, les trois ONG Civic, Airwars et Hrana s’alarment des « discours dangereux venant des États-Unis et d’Israël, qui justifient les préjudices causés aux civils ».
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