- Nombreux sont les hommes à souffrir de la perte de leurs cheveux.
- C’est le cas de Fabien et de son cousin Benjamin, qui ont décidé de se rendre en Turquie pour une opération.
- Une équipe du magazine de TF1 « Grands Reportages » les a suivis.
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Grands Reportages
Les problèmes de cheveux sont l’un des principaux complexes masculins. Comme près d’un homme sur deux, Fabien perd les siens. Ce quadragénaire originaire de Grenoble se rase le crâne pour masquer ses golfes, ces zones de part et d’autre du front où les cheveux reculent. « Je suis encore jeune actif et d’être chauve, je me sens vieux
, confie-t-il dans la vidéo à regarder en tête de cet article, replay d’un numéro du magazine « Grands Reportages » sur le business des cheveux, diffusé ce week-end sur TF1 (à retrouver également en streaming sur TF1+). Dans ma tête, ça ne reflète pas du tout ça. » « Il y a aussi le regard de l’autre, d’être beau gosse avec des cheveux à la Beckham, moi, c’est mon rêve »,
poursuit-il.
Alors il a décidé de se rendre en Turquie pour se faire opérer. «
Avec plus d’un million de greffes par an, Istanbul est devenue en dix ans la capitale mondiale de la greffe de cheveux, car l’opération y coûte en moyenne deux fois moins cher qu’en France, 2.500 euros. Et Fabien ne se lance pas dans l’aventure de la greffe capillaire seul : son cousin, Benjamin, qui souffre de calvitie lui aussi, va subir la même intervention.
À Istanbul, plus de 2.000 cliniques, plus ou moins sérieuses, opèrent chaque année. Fabien et Benjamin ont choisi un établissement qu’ils ont repéré sur les réseaux sociaux, et qui a même embauché des traducteurs français. Le jour J, la première étape repose sur le traçage de la ligne frontale en présence du chirurgien.
Pour la suite de l’opération, ce dernier n’intervient plus et une équipe de techniciens prend le relais, contrairement aux règles en vigueur en France, où seul un médecin et des infirmiers spécialisés peuvent prélever et implanter les greffons. L’un des techniciens en charge de la greffe de Fabien, Ibrahim, aurait greffé plus de 2.500 patients en douze ans. Il s’agit de prélever des greffons dans la zone donneuse à l’aide d’un stylo qui contient une lame très fine. Pendant deux heures avec minutie, les deux techniciens récupèrent 3.750 cheveux un à un, qui seront ensuite réimplantés sur les zones dégarnies. À titre de repère, en moyenne, nos crânes sont recouverts de 100.000 cheveux que nous coupons trois à quatre fois par an.
« J’ai tiré dessus pour voir si la greffe est bien réelle »
La seconde partie de l’opération, l’implantation, se déroule sous simple anesthésie locale pendant cinq heures. En une journée, 3.750 greffons ont finalement été implantés sur la tête de Fabien. Pas assez pour couvrir toute sa calvitie, mais il était impossible d’en prélever plus car les cheveux prélevés dans la zone donneuse ne repoussent pas. Pour une meilleure densité, le jeune homme, comme son cousin, devra sûrement subir une deuxième greffe, un an après la première. Une fois l’intervention terminée, les consignes sont strictes pour les deux cousins : soleil et casquettes leur sont interdits, les frottements étant susceptibles d’arracher les greffons.
Contrairement à la France, le suivi postopératoire de ces deux greffes se fera uniquement par visio. Chaque année, les cliniques françaises de greffe capillaire reçoivent des dizaines de patients victimes de complications après avoir été opérés à l’étranger.
Ce n’est pas le cas de Benjamin et Fabien, que l’équipe de « Grands Reportages » a retrouvés sept mois après l’opération. Ce jour-là, ils sont impatients, ils ont rendez-vous chez le coiffeur pour leur première coupe post-greffe. Même s’il reste des zones encore dégarnies, le résultat correspond à ce qu’ils imaginaient. Fabien n’arrive pas à réaliser la transformation. « J’ai tiré dessus pour voir si la greffe est bien réelle, il faut que mon cerveau se connecte comme quoi j’ai bien des cheveux »,
dit-il devant le miroir chez le coiffeur. Pour couvrir le haut de leur crâne, les deux cousins ont effectivement déjà prévu une seconde greffe dans un an.











