Avec notre correspondante à Juba, Florence Miettaux
Des familles qui campent sous des arbres et se nourrissent de feuilles et de fruits sauvages, une épidémie de choléra qui repart à la hausse, dans son dernier rapport sur le conflit dans le Jonglei, le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU, l’OCHA, tire la sonnette d’alarme. Vingt-six centres de santé ont été détruits depuis janvier, privant 1,3 million d’habitants d’accès aux soins.
Réponse humanitaire « limitée »
Les marchés sont « non fonctionnels », la réponse humanitaire est pour sa part « limitée ». Et les retours des habitants chez eux restent « incertains », « malgré une réduction des combats » note l’OCHA. Certaines zones de refuge pour les déplacés restent inaccessibles aux humanitaires. L’ONG Médecins sans frontières (MSF) alerte notamment sur le sort des 30 000 déplacés ayant trouvé refuge à Nyatim, dans le comté de Nyirol.
« Des indications positives » cependant
Selon l’organisation, 58 personnes sont mortes au cours des quatre dernières semaines, « certaines en tentant de fuir la zone », d’autres de faim et de maladie. Ted Chaiban, directeur général adjoint de l’Unicef, qui a visité certaines zones du Jonglei cette semaine, a assuré avoir reçu « des indications positives » de la part du gouvernement du Soudan du Sud quant à l’ouverture de l’accès humanitaire.
Reportage AfriqueSoudan du Sud: dans les camps de déplacés à Malakal, on aspire à «une véritable paix»











