Avec notre correspondante à Kiev, Emmanuelle Chaze
Aujourd’hui en Ukraine, chaque trajet en train se fait sous la menace de frappes de drones kamikazes. Dans la nuit du 31 mars au 1er avril, Björn Milbradt, un Allemand qui vient régulièrement en mission humanitaire à Kharkiv, en a fait l’expérience.
« Vers 1h du matin, entre Kharkiv et Poltava, dans l’est de l’Ukraine, le train a dû être évacué d’urgence à même les voies, raconte Björn Milbradt. Aussitôt après que les passagers avaient quitté le train, on a entendu le son caractéristique des Shaheds, la défense aérienne, et puis un impact. »
Ce bénévole allemand a tout enregistré : « Les employés du train nous ont fait courir dans les bosquets les plus proches, et après environ une heure, on a pu reprendre le train, qui est arrivé à bon port à Kiev au matin. »
Des conditions de transport chaque jour plus dangereuses
Björn Milbradt a pu continuer son trajet jusqu’en Pologne. Pour les Ukrainiens, ses évacuations de plus en plus fréquentes font désormais partie de leur quotidien, alors qu’Ukrzaliznytsia, l’opérateur ferroviaire ukrainien, tente d’assurer les transports de passagers dans des conditions plus dangereuses chaque jour.
Depuis 2022, la Russie a lancé plus de 5 000 attaques sur le réseau ferroviaire, dont 500 entre janvier et mars de cette année.
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