- Face à la hausse des prix de l’énergie, le gouvernement n’envisage pas de baisser les taxes.
- Pour contenir l’augmentation, il appelle plutôt les raffineurs à augmenter leur production « dans les meilleurs délais ».
Suivez la couverture complète
Guerre au Moyen-Orient : les prix des carburants et du gaz s’envolent
Le plan de l’exécutif est connu. Le gouvernement a demandé, ce lundi 23 mars, aux raffineurs d’évaluer, « dans les meilleurs délais »
, la capacité de leurs sites en France « à augmenter rapidement et temporairement la production en produits raffinés »
, dans un courrier consulté par l’AFP. Il espère que « ces mesures »
contribuent « à alléger la tension sur les marchés des produits raffinés en Europe et à réduire les tensions sur les marchés européens si cette situation venait à perdurer dans le temps »
.
Pour « renforcer »
la capacité « à produire en France »
, le gouvernement a notamment « demandé et permis à la raffinerie de Gravenchon d’augmenter rapidement ses capacités »
, indique sur le réseau social X Sébastien Lecornu. Le Premier ministre souligne que « la crise au Moyen-Orient et les tensions autour
du détroit d’Ormuz
font monter les prix de l’énergie partout dans le monde »
, affectant « des secteurs essentiels »
, tels que la pêche, le transport ou encore l’agriculture.
La crise au Moyen-Orient et les tensions autour du détroit d’Ormuz font monter les prix de l’énergie partout dans le monde. Concrètement, cela touche directement des secteurs essentiels : la pêche, le transport, l’agriculture… donc aussi notre quotidien. Face à cette… — Sébastien Lecornu (@SebLecornu) March 23, 2026
La raffinerie de Gravenchon, près du Havre, achetée récemment par l’énergéticien canadien North Atlantic, est la deuxième de France par sa taille. Elle représente à elle seule 21% de la capacité de raffinage en France, avec une capacité de production de 12 millions de tonnes de produits raffinés par an, selon North Atlantic.
Sous réserve que les risques soient pleinement maîtrisés
Sous réserve que les risques soient pleinement maîtrisés
Courrier du gouvernement aux raffineurs
Dans son courrier aux raffineurs, l’exécutif précise que « de telles augmentations de capacité seraient examinées avec la plus grande diligence »
par les services de l’État, « sous réserve que les risques tant accidentels que chroniques soient pleinement maîtrisés »
, en référence à l’environnement. « Une analyse rapide de vos capacités d’augmentation de production et de maximisation de la durée de production de vos unités serait très précieuse aux services de l’État dans les prochains jours. »
« Nous travaillons avec les acteurs économiques pour organiser la solidarité entre les filières et aider les entreprises les plus fragiles à passer ce cap, notamment en soutenant leur trésorerie »
, ajoute le Premier ministre, qui souhaite ainsi « protéger »
les emplois. L’exécutif, astreint par ailleurs par la discipline budgétaire, n’envisage pas à ce stade de baisser les taxes sur les carburants.











