Les prix du pétrole ont chuté après la déclaration du président américain Donald Trump, selon laquelle Washington avait « reporté de cinq jours toute frappe militaire contre les centrales électriques iraniennes et les infrastructures énergétiques ».
Cela intervient après que Trump a averti ce week-end que les États-Unis « anéantiraient » les centrales électriques iraniennes si Téhéran n’ouvrait pas complètement le détroit d’Ormuz sous 48 heures, poussant les autorités iraniennes à prévenir qu’elles riposteraient à toute attaque de ce type par des frappes contre des installations énergétiques et de dessalement dans la région.
Trump a indiqué sur les réseaux sociaux, lundi, que les États-Unis avaient eu « des discussions productives » avec l’Iran au cours du week-end « en vue d’un règlement complet et total de nos hostilités au Moyen-Orient ».
Le président américain a également laissé entendre que les discussions se poursuivraient toute la semaine.
Les principaux indices boursiers européens, ouverts dans le rouge lundi, sont repartis à la hausse après ces déclarations : le DAX à Francfort a bondi de plus de 2,4 %, le FTSE à Londres a pris 0,4 % et le CAC 40 à Paris a gagné près de 1,7 %.
Plus tôt dans la journée de lundi, les marchés boursiers européens comme asiatiques avaient accusé de fortes baisses, les contrats à terme sur l’or reculaient de 8 % et les prix du pétrole brut continuaient de grimper sur fond d’incertitudes accrues au Moyen-Orient.
Après les déclarations de Trump, le baril de pétrole brut de référence américain est repassé sous les 91 dollars, contre plus de 100 dollars auparavant. Le Brent, référence mondiale, a cédé environ 10 % et s’échangeait à près de 104 dollars le baril en début de matinée en Europe, contre plus de 113 dollars plus tôt.
Le prix du Brent a récemment fait le yo-yo, passant d’environ 70 dollars le baril avant le début de la guerre à un pic de 119,50 dollars.
Plus tôt lundi, l’Agence internationale de l’énergie a mis en garde contre une « menace majeure, majeure » pesant sur l’économie mondiale en raison de la guerre en Iran, précisant qu’au moins 40 infrastructures énergétiques réparties dans neuf pays avaient été endommagées.
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