- Les parkings des supermarchés proposent des services qui vont du toilettage pour chiens à la réception de colis.
- Ces innombrables automates en libre-service sont un moyen de fidéliser les clients, mais aussi une source de revenus.
- Le 20H de TF1 a interrogé distributeurs, fabriquants et clients sur cette pratique aujourd’hui bien installée.
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Le 20H
« Dans la baignoire, avec cet animal, c’est chaud »
. Pour laver son bulldog, Valérie préfère se rendre dans un espace de moins de 5 m2, juste à côté d’un supermarché. Elle utilise ce qu’on appelle un « dogwash », un appareil en libre-service et disponible tous les jours, pour nettoyer soi-même son animal domestique. « On peut venir quand on veut, ça peut être rapide, et surtout on est debout »
, apprécie Valérie. Comptez 2 euros pour 2 minutes de lavage.
Ces nouveaux automates en libre-service, ouverts 24h/24, se font une place sur les parkings des grandes surfaces. À lui seul, le supermarché de Bernolsheim visité par notre équipe, à une grosse vingtaine de kilomètres au nord de Strasbourg (Bas-Rhin), en accueille une petite dizaine.
« L’objectif, c’est d’attirer du monde »
« Donc là, une laverie, puis ensuite à côté, une laverie pour les animaux, puis les différents lockers afin de retirer les colis à différents formats »
, montre Mathieu Lienhardt dans le reportage du 20H en tête de cet article. Pour ce directeur du SuperU local, ces appareils sont un moyen de fidéliser les clients. « L’objectif, c’est d’attirer du monde, c’est de créer du trafic pour notre centre commercial, pour que les gens retrouvent différents services et viennent ensuite faire leurs courses »
, expose-t-il au micro de TF1.
C’est le cas de Sarah, qui retire ses colis ici depuis quelques semaines. « Je viens ici, je prends mon colis, je recharge ma voiture, je fais mes courses, et après je pars, j’ai tout »
, résume-t-elle. Si le but premier est d’attirer la clientèle, ces automates présentent aussi un intérêt financier pour les supermarchés, qui perçoivent des loyers pour l’installation de ces automates, de 50 à plusieurs centaines d’euros par mois. D’autres prélèvent une commission sur le chiffre d’affaires, jusqu’à 25% selon les établissements.
Hausse des ventes
Les frères Jozwiak, qui ont lancé leur laverie automatique à Creutzwald (Lorraine), paient 500 euros par mois pour l’emplacement. C’est le prix à payer pour bénéficier d’un fort potentiel de clients. « Les gens ont le parking à disposition gratuitement, contrairement à beaucoup de centres-villes »
, souligne Jérôme, cofondateur de la laverie L’Oclair.
L’attrait pour ces automates fait aussi les affaires de ceux qui les fabriquent. C’est le cas dans une usine visitée par notre équipe à Oyonnax (Ain). « C’est ici que nous fabriquons les distributeurs, une soixantaine d’unités par an »
, montre à la caméra de TF1 Peisson, responsable de Pellets Drive. L’entreprise, qui produit des distributeurs de bouteilles de gaz et de pellets de bois en libre-service, observe une hausse des ventes pour les appareils destinés aux parkings de grandes surfaces : plus 15% par an ces 3 dernières années.
Ces technologies n’ont donc pas fini de changer le visage de nos parkings de grande surface. Dernière évolution en date déjà visible sur de nombreux parkings, les ombrières photovoltaïques. Elles deviendront même obligatoires sur la plupart de ces espaces d’ici 2028.











