Au Tchad, le ministre de la Justice et garde des Sceaux chargé des Droits humains, Youssouf Tom, a reconnu que de tels cas arrivent de temps en temps, mais que la justice intervient régulièrement pour y remédier.
« Si ce sont des cas qui sont judiciaires, ces gens-là, on les décharge à la justice pour mener des investigations. Il n’y a pas un pays qui n’a pas de services de renseignement. Mais maintenant, c’est de pouvoir bien encadrer les choses », explique-t-il au micro de notre correspondant à Ndjamena, Olivier Monodji.
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Des accusations portées devant le Conseil des droits de l’homme
Cette réaction intervient après des critiques formulées les 5 et 6 mars à Genève, lors de l’examen du troisième rapport périodique du Tchad sur l’application du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
Plusieurs organisations, dont la Ligue tchadienne des droits de l’Homme et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), ont dénoncé une répression visant l’opposition politique, qu’elles attribuent notamment aux actions de l’ANS.
Selon elles, quelque « 200 disparitions forcées, 600 arrestations, dont celles d’environ 80 mineurs », ont eu lieu lors du « jeudi noir », la répression des manifestations du 20 octobre 2022 et des jours qui ont suivi.
Les ONG affirment que plusieurs personnes arrêtées auraient été victimes « d’actes graves de torture et de mauvais traitements, ainsi que de conditions inhumaines ». Elles informent également de « sévères restrictions » à la liberté d’expression et d’un espace civique réduit au sein du pays.
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