Avec notre correspondante à Vienne, Isaure Hiace
Avec leurs bonnets tricotés et leur hymne, les Omas gegen Rechts sont de toutes les manifestations. Elles n’étaient qu’une dizaine au départ, elles sont aujourd’hui plus de 1 000 en Autriche.
La plupart d’entre elles sont nées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, à l’instar de la fondatrice, Monika Salzer, âgée de 78 ans : « Dès le début, c’était une idée féministe, à savoir : que les femmes âgées, qui jusqu’alors n’étaient vues qu’avec leurs petits-enfants ou dans la cuisine en train de faire des gâteaux, reviennent au premier plan en tant que force politique. Nous voulons que nos jeunes puissent vivre exactement ce que nous avons vécu, à savoir le commencement d’un monde nouveau. »
Inlassablement, elles descendent dans la rue pour dénoncer les discriminations, défendre l’État de droit, mais aussi le climat et les femmes. Se rassembler autour de ces causes a fait naître une sororité, explique Susanne Scholl, 76 ans : « Beaucoup de nos membres se sentent seules. Or, avec notre groupe, nous disons : « Ça n’a pas à être ainsi ». Ici, de nouvelles amitiés se nouent et un réseau se crée. Nous avons encore beaucoup à dire, à faire et nous voulons être entendues. »
Les Omas sont très populaires, notamment auprès des jeunes et sont d’ailleurs suivies sur Instagram par plus de 135 000 personnes.
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