En quelques semaines, c’est le deuxième acteur majeur du secteur à trébucher. BlackRock, l’une des plus grandes sociétés mondiales de gestion d’actifs, a limité, vendredi 6 mars, les retraits de l’un de ses fonds, spécialisé dans le crédit privé, afin d’éviter la fuite des investisseurs. L’information a été révélée par le Financial Times. Blue Owl, un autre géant du crédit privé, avait fait la même chose en février.
Tout le secteur était secoué en bourse, vendredi, dans la foulée de cette annonce. L’action BlackRock a dégringolé de plus de 7 % sur la journée, à 955 dollars (822 euros). Blue Owl Capital a baissé de 5 %, à 9,9 dollars. L’action a perdu la moitié de sa valeur en un an. Les autres piliers du secteur, Blackstone (−4,45 %), KKR (−4,46 %) et Ares Management (−6 %), sont également ébranlés.
Cela fait plusieurs semaines que le doute s’est emparé de ce marché. Le secteur du crédit privé a explosé depuis les années 2010 : il s’est imposé comme l’un des plus rentables pour les placements et comme l’un des moteurs de la croissance de nombre d’entreprises. Les sociétés de gestions d’actifs dits « alternatifs » proposent de prêter l’argent de leurs investisseurs, notamment aux grandes sociétés à la recherche de circuits plus rapides et moins réglementés que les banques commerciales traditionnelles. De quelques dizaines de milliards de dollars, l’activité a crû à grande vitesse et représente, aujourd’hui, un marché de plusieurs milliers de milliards de dollars.
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