L’émotion est intense à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. Après plusieurs jours d’angoisse, ces Français ont pu quitter Beyrouth, pris dans les feux du conflit au Moyen-Orient.
Ce samedi 7 mars, des voyageurs en provenance de la capitale du Liban ont atterri et peuvent enfin souffler, après s’être battus pour obtenir un billet et quitter le pays.
« J’ai pris des risques pour rentrer en France », confie Omar au micro de BFMTV. « À côté de l’aéroport, c’était horrible. Il y a des bombardements et de la fumée partout. Avant de prendre l’avion, on a entendu des explosions. C’est vraiment la guerre… »
Un pays paralysé
Bombardé à de multiples reprises par Israël, qui affronte le Hezbollah, le Liban vit des heures sombres. Au total, au moins 226 morts et 800 blessés sont à dénombrer depuis lundi 2 mars, selon le ministère de la Santé. C’est le sud de la ville qui a été principalement touché par les combats. Au moins 16 morts ont été recensés dans des frappes israéliennes vendredi soir.
« C’est le chaos », souffle Lisette à BFMTV. « J’étais dans le centre-ville. C’est l’incertitude qui m’a fait rentrer ici pour quelques semaines. On voyait la fumée dans le sud en décollant », explique Tarek.
« C’est comme l’apocalypse dans la ville. Tout le monde fuyait dans sa voiture. Beyrouth était totalement bloqué à 15 heures », étaye-t-il.
Plus de 300.000 déplacés
Face à la situation, de nombreux habitants fuient les quartiers sud de la ville. Certains ne peuvent pas prendre l’avion et quittent la capitale pour s’éloigner le plus possible, plus au nord du pays ou vers l’Arménie. Au total, plus de 300.000 personnes ont été déplacés depuis le début des frappes.
« Il n’y a pas de mots pour décrire cette situation », souligne Joumana, très émue à la sortie de son avion. « C’est horrible… Tous ces déplacés qui ne savent pas où aller, les voitures sont entassées partout. »
Alors que leur pays subit de nombreuses années des frappes et combats, certains Franco-Libanais positivent face à la situation. On a l’habitude des bombes, on sait où ça tape et par où il faut partir », dit David. « Il y a des personnes qui ont peur… La situation est terrible, mais tout va s’arranger! Les citoyens libanais veulent la paix. Ils veulent vivre et surtout ne veulent pas la guerre », clame avec force Georges.
Désormais, ces ressortissants pourront souffler tout en scrutant avec vigilance l’actualité au Liban, où de nombreux proches sont encore sur place. Plus de 20.000 ressortissants français sont recensés au consulat du Liban.
Article original publié sur BFMTV.com














