- Pour le quatrième jour consécutif, Israël a lancé des attaques contre le Liban.
- Près de 700.000 Libanais ont été appelés à évacuer le sud du pays, mais aussi une partie de la capitale, Beyrouth.
- Le Liban a été entraîné dans la guerre par une première attaque contre Israël du Hezbollah pro-iranien, soucieux de « venger » la mort de l’ayatollah Khamenei.
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L’Iran attaqué par les États-Unis et Israël, le Moyen-Orient s’embrase
Étonnamment, ce jeudi matin, la route vers le sud est vide. Mais dès l’arrivée de notre équipe à Saïda, la troisième plus grande ville du Liban, des centaines de réfugiés sont présents. Dans une école, Nivin se démène pour accueillir des déplacés, au moins 600 personnes. Elle est submergée. « On a des couvertures, mais pas assez pour tout le monde. Ils dorment par terre, tout le monde n’a pas de matelas »
, se désole-t-elle dans le reportage en tête de cet article.
Au beau milieu de l’échange, une petite fille interpelle nos journalistes. « Quel mal on a fait, nous, les enfants ?
Israël est en train de faire la guerre
, en train de tuer des enfants. Honte à Israël »
, dit-elle. «
Cette guerre affecte tout le monde
. Mes enfants ne vont plus à l’école. Pourtant, je ne suis pas réfugiée »
, explique une mère de famille.
Les loyers sont inabordables. Si ça continue, je vais retourner à Tyr. Je n’ai pas le choix. On ne va pas rester dans la rue
Les loyers sont inabordables. Si ça continue, je vais retourner à Tyr. Je n’ai pas le choix. On ne va pas rester dans la rue
Un père de famille interrogé par le 13H de TF1
Ces familles n’ont pas eu d’autre choix que de respecter l’ordre d’Israël. Près de 700.000 civils ont été appelés à quitter le sud du Liban. Dans la ville, les capacités d’accueil sont saturées. Alors les déplacés s’installent là où ils le peuvent, sur la plage ou bien le long des routes. Hussein, interrogé dans la vidéo en tête de cet article, a quitté la ville de Tyr.
Dans ses bras, il porte son plus jeune fils et ne trouve nulle part où se loger. « Les loyers sont inabordables. Si ça continue, je vais retourner à Tyr. Je n’ai pas le choix. On ne va pas rester dans la rue »,
s’inquiète-t-il. Un goût amer de déjà vu pour ces habitants qui ont déjà connu l’exode lors de la dernière guerre en 2024.
En début d’après-midi à Beyrouth, la capitale libanaise, des milliers de personnes ont commencé à fuir dans la panique après un appel à évacuer tout le secteur lancé par l’armée israélienne. Des tirs nourris ont éclaté peu après cet avertissement israélien aux habitants d’évacuer au plus vite toute la banlieue sud, un bastion du Hezbollah pro-iranien où vivent des centaines de milliers de personnes. Des embouteillages monstres se sont formés aux abords de la zone.













