Le premier drone venu d’Iran est tombé près d’une école dans le village de Chakarabad. C’est le second drone qui a frappé le terminal de l’aéroport de la République autonome de Nakhitchevan, faisant deux blessés.
Réaction immédiate de Bakou : l’ambassadeur iranien à Bakou a été convoqué. La diplomatie azerbaïdjanaise a précisé que cette convocation de l’ambassadeur d’Iran vise à exprimer la « vive protestation » des autorités azebaïdjanaises contre l’attaque, qui « va à l’encontre des normes et principes du droit international et contribue à l’escalade des tensions dans la région ».
De son côté, l’Iran a démenti toute frappe de drone contre l’Azerbaïdjan. « La République islamique d’Iran dément que ses forces aient lancé un drone sur l’Azerbaïdjan », a déclaré l’armée iranienne selon la télévision d’État, en rejetant la faute sur Israël.
À lire aussi[En direct] Guerre au Moyen-Orient: au moins 1160 personnes sont mortes depuis le début du conflit
Bakou prépare « les représailles nécessaires »
Pour le ministère azerbaïdjanais de la Défense, cette attaque de drones iraniens sur l’Azerbaïdjan « ne restera pas sans réponse ». Le gouvernement azerbaïdjanais « prépare les représailles nécessaires pour protéger l’intégrité territoriale et la souveraineté du pays, afin d’assurer la sécurité des civils et des infrastructures civiles ».
L’Azerbaïdjan est un grand ennemi de l’Iran, un allié de la Turquie et surtout d’Israël. Téhéran s’inquiète que l’État hébreu n’utilise le territoire azerbaïdjanais pour lancer ses offensives contre l’Iran, ce que Bakou a toujours démenti.
L’attaque de ce 5 mars est par ailleurs symbolique : le Nakhitchevan est un territoire frontalier de l’Iran, séparée de l’Azerbaïdjan, ce qu’on appelle une exclave et qui est au coeur du plan de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, négocié sous l’égide des Américains. Plan de paix dont l’Iran ne veut pas entendre parler.
À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: la Turquie craint les conséquences de l’extension du conflit iranien












