« En faisant cela, il s’exclut lui-même de la gauche et de la République ». Raphaël Glucksmann a répondu à Jean-Luc Mélenchon ce lundi 2 mars après que le leader de La France insoumise a ironisé sur son nom, dans la lignée de sa sortie sur le criminel sexuel Jeffrey Epstein qui lui vaut des accusations d’antisémitisme.
« Jean-Luc Mélenchon confirme aux yeux de tous qu’il est devenu le Jean-Marie Le Pen de notre époque, de notre temps, qu’il est devenu ce mélange de trublion et de clown, qui joue avec les pires codes de l’extrême droite française et de l’antisémitisme », a fustigé le député européen sur France Info, faisant référence au co-fondateur du Front national.
Décédé le 7 janvier 2025, ce dernier a été condamné à plusieurs reprises pour antisémitisme, ce qui n’est pas le cas de Jean-Luc Mélenchon.
« Flatter les pires instincts »
Déjà mis en cause par ses adversaires, y compris à gauche, pour certains de ses propos après les attaques du 7 octobre 2023 perpétrées par le Hamas en Israël, le tribun insoumis a de nouveau été accusé d’antisémitisme ces derniers jours.
Cette fois, pour avoir ironisé sur le nom à consonance juive de Jeffrey Epstein, en se demandant si la prononciation « Epstine » ne visait pas à le russifier.
Dimanche, Jean-Luc Mélenchon s’est adonné à une sortie similaire concernant Raphaël Glucksmann lors d’un meeting à Perpignan. Au détour d’une phrase où il évoque l’eurodéputé, l’insoumis soupire: « Monsieur Gluckman, Glucksmann pardon…, après j’en ai pour des heures ».
Dans la première référence au nom de ce dernier, l’ancien ministre de Lionel Jospin prononce « Glucksman » et la seconde fois, lorsqu’il se reprend, il prononce « Glucksmane ».
Lorsque France Info lui a demandé s’il s’agissait de propos antisémites, l’intéressé a répondu: « Quelle est la seule connexion entre « Epstein » et « Glucksmann » si ce n’est d’avoir des noms à consonance juive? »
Accusant Jean-Luc Mélenchon, dont il est régulièrement très critique, de « flatte(r) les pires instincts dans la société », Raphaël Glucksmann a ensuite appelé la gauche hors LFI à exclure tout rapprochement avec les mélenchonistes, réitérant une position déjà édictée précédemment:
« J’espère que tout le monde a bien conscience que nous ne pouvons pas nous allier à quelque élection que ce soit et sous quelque forme que ce soit avec ce type de discours, de positionnement politique, avec ce type de force politique et avec ce type de leader politique », a déclaré le candidat putatif à la prochaine élection présidentielle.
Article original publié sur BFMTV.com












