- Sébastien Lecornu a annoncé vendredi qu’un projet de loi serait déposé en conseil des ministres pour permettre aux artisans boulangers et fleuristes d’ouvrir le 1ᵉʳ-Mai de manière dérogatoire.
- Pour le 1er mai 2026, « une instruction sera donnée aux services de l’État » pour « sécuriser » cette possibilité.
Il avait promis une « solution » aux commerçants, il l’a officialisée ce vendredi. Les artisans boulangers, pâtissiers et fleuristes indépendants pourront ouvrir dès le 1ᵉʳ mai prochain, a annoncé Sébastien Lecornu, après une rencontre avec les représentants de chacune de ces professions.
Le gouvernement va présenter un projet de loi en conseil des ministres afin de « cadrer »
la possibilité d’ouvrir durant ce jour férié, renvoyant « à une discussion sociale par branche qui va nous permettre d’avancer sur cette demande ancienne »
, a fait savoir le Premier ministre, constatant « une insécurité juridique non seulement sur l’ouverture mais surtout sur la capacité de demander aux salariés de travailler ».
Compte tenu des délais très courts avant le prochain 1ᵉʳ-Mai, sans attendre le cadre législatif qui ne pourrait être applicable que l’an prochain, Sébastien Lecornu a également indiqué que des « instructions »
seraient données aux services de l’État afin de « sécuriser »
l’ouverture des boulangeries et fleuristes artisanaux dès cette date, c’est-à-dire pour leur éviter d’être verbalisés.
Sur la base du volontariat et payé double
Ce projet de loi « de sécurisation »
s’adressera spécifiquement aux boulangers et fleuristes « artisanaux »,
a précisé Sébastien Lecornu – par opposition aux industriels – et l’ouverture sera conditionnée, s’agissant des salariés, à leur participation « sur la base du volontariat »
et « payés double »
.
Les salariés « ayant donné leur accord par écrit à leur employeur pourront travailler ce jour-là et seront payés double, conformément à la loi »,
a précisé Matignon dans un communiqué, rappelant qu’au-delà de ces « situations particulières »,
« le 1er-Mai est un jour férié et chômé »
et qu’il n’y a « pas de dérogation de droit à cette règle »
.




