- Une étude, publiée vendredi 25 septembre, confirme les bénéfices de la zone à trafic limité sur la qualité de l’air à Paris.
- Autour de la ZTL, les concentrations en dioxyde d’azote mesurées sont en baisse, selon AirParif.
- Des résultats qui « confirment que les politiques de diminution du trafic routier contribuent à réduire l’exposition à la pollution de l’air des habitants », salue l’organisme.
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On respire mieux dans le centre de Paris. Dans une étude (nouvelle fenêtre), publiée vendredi 25 septembre, AirParif s’est penché sur la qualité de l’air dans et autour de la zone à trafic limité (ZTL) de Paris Centre. Cet aménagement, qui consiste à restreindre le transit dans le centre de la capitale, a été mis en œuvre en novembre 2024. Résultat : la qualité de l’air dans cette zone s’est grandement améliorée.
L’étude, menée par AirParif, met ainsi en évidence « une baisse du trafic routier dans l’ensemble des zones étudiées, particulièrement marquée
dans la zone de la ZTL
(nouvelle fenêtre) où la circulation diminue de 18% ».
Elle atteint 10 à 12% dans la zone péricentrale et dans le reste de Paris intramuros mais reste « plus limitée (8%) sur la zone composée des axes structurants en proximité immédiate de la ZTL, qui concentre les principaux itinéraires de contournement de celle-ci ».
Une diminution de la circulation qui s’accompagne d’une baisse moyenne d’environ 1 µg/m³ des concentrations de dioxyde d’azote (NO₂) sur l’ensemble des zones étudiées à Paris. Une amélioration de la qualité de l’air liée à la fois à la ZTL et aux « aménagements locaux mis en place par la Ville de Paris entre 2023 et 2025 »
, pointe AirParif.
Pas d’effet sur les particules fines
Des résultats qui, avance l’organisme, « confirment que les politiques de diminution du trafic routier contribuent à réduire l’exposition à
la pollution de l’air des habitants
(nouvelle fenêtre)mais aussi des usagers (piétons, cyclistes et automobilistes) ».
Toutefois, si les concentrations de dioxyde d’azote – gaz nocif pour la santé respiratoire à court et à long terme – sont en baisse, celles en particules fines n’ont pas évolué de façon notable.
Comment l’expliquer ? Car « contrairement au
dioxyde d’azote
(nouvelle fenêtre), ces polluants proviennent d’un ensemble beaucoup plus large de sources d’émissions, ce qui limite l’effet d’une seule mesure portant sur le trafic routier »,
pointe AirParif.
Autre mesure vertueuse dans la capitale pour la qualité de l’air : le réaménagement de la porte Maillot, qui a permis de réduire de 29% le trafic et se traduit par une baisse des concentrations en dioxyde d’azote sur l’ensemble du secteur étudié. « C’est un exemple montrant qu’une transformation locale de l’espace public peut aussi améliorer la qualité de l’air »
, conclut l’organisme.

