Naturelle mais brutale et inattendue, la mort subite touche environ 50 000 personnes par an en France. Améliorer le taux de survie à cet événement, mais aussi l’identification des facteurs de risque pour pouvoir proposer une prévention personnalisée : tels sont les objectifs du cardiologue et épidémiologiste Xavier Jouven, à la tête du Centre d’expertise de la mort subite (CEMS), à l’hôpital européen Georges-Pompidou (AP-HP).
Depuis 2011, le centre recueille tous les cas d’arrêt cardiaque inattendu survenant dans Paris et sa petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne). Grâce à des approches inédites combinant les données du CEMS et d’autres bases, comme celles de l’Assurance-maladie, et des analyses par intelligence artificielle, le chercheur et son équipe de médecins et d’ingénieurs ont découvert des profils de risque peu connus associés aux morts subites. Un premier pas vers une prédiction à la « minority report » de ces accidents ? Entretien.
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