- Washington redoute que plusieurs de ses infrastructures soient prises pour cible au Nigeria, où Donald Trump avait lancé à Noël des frappes, affirmant viser des jihadistes.
- L’ambassade américaine évoque dans un message une « possible menace terroriste » et exhorte ses ressortissants à la prudence.
- Depuis des mois, le pays se trouve dans le collimateur de la Maison Blanche.
En plein conflit au Moyen-Orient, déclenché par les frappes américaines et israéliennes sur l’Iran (nouvelle fenêtre), Washington s’inquiète aussi d’une autre zone de tension. Les États-Unis ont averti lundi de menaces visant les installations américaines et des écoles au Nigeria (nouvelle fenêtre), appelant les ressortissants américains à faire preuve de prudence.
, a-t-elle déclaré dans un avis de sécurité.
« L’ambassade américaine à Abuja informe les citoyens américains d’une possible menace terroriste contre les installations américaines et les écoles affiliées aux Etats-Unis au Nigeria » « Être plus attentif à votre environnement, éviter les routines prévisibles et passer en revue les mesures de sécurité générales avec votre famille peuvent contribuer à réduire les risques »
, a-t-elle ajouté. L’ambassade n’a pas précisé la source de la menace.
Les chrétiens persécutés selon Trump, une affirmation contestée
Ces dernières semaines, 200 soldats américains ont été envoyés au Nigeria pour aider l’armée nigériane à combattre les jihadistes dans le nord-est du pays, mais aussi les gangs criminels. La recrudescence des violences jihadistes et des bandits, notamment des enlèvements massifs et des massacres, a suscité l’ire du président américain Donald Trump (nouvelle fenêtre) ces derniers mois.
Le jour de Noël, il avait ordonné des bombardements américains dans l’État de Sokoto (nouvelle fenêtre) (nord-ouest), affirmant qu’il visait les jihadistes. Si ces frappes avaient été menées en coordination avec les autorités nigérianes, le chef de la Maison Blanche a affirmé que les chrétiens seraient persécutés dans ce pays le plus peuplé d’Afrique, ce que le pouvoir dément (nouvelle fenêtre).
Il a évoqué en particulier un prétendu génocide contre les chrétiens et accusé le gouvernement nigérian de laisser faire, dans un pays divisé entre un nord majoritairement musulman et un sud majoritairement chrétien. Des affirmations démenties par Abuja, ainsi que de nombreux analystes, qui soulignent que les victimes des jihadistes et des gangs criminels sont de toutes confessions.











