Après une ouverture en net repli, la Bourse de New York a finalement terminé en hausse lundi, portée par des propos de Donald Trump assurant que la guerre en Iran est « quasiment » finie.
Le Dow Jones a reculé de 0,95%, l’indice Nasdaq a perdu 1,59% et l’indice élargi S&P s’est replié de 1,33%. En début de séance, les trois indices vedettes étaient tombés de plus de 1%.
Le président américain a dit lundi à une journaliste de la chaîne CBS que la guerre était « quasiment » finie, faisant valoir que l’Iran n’avait plus de « marine » ni de « communications » ou de « force aérienne ».
« Cette remarque a complètement changé la donne », remarque auprès de l’AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.
Dans la foulée, les indices vedettes de la place américaine « ont connu une forte remontée (..) en territoire positif », observent les analystes de Briefing.com.
Le dirigeant républicain, qui se trouve à Miami (Floride, sud-est), a assuré que le conflit était « très en avance » sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu’il avait évoqué par le passé.
Peu auparavant, le Pentagone avait écrit sur X: « Nous ne faisons que commencer le combat ».
Pour Art Hogan, l’administration Trump « en est arrivée à un point où ils réfléchissent au coût » de la guerre, mais aussi « aux marchés ».
La place américaine est à la peine depuis les premières frappes américano-israéliennes en Iran il y a dix jours, plombée notamment par la folle progression des prix des hydrocarbures.
Le baril de pétrole a brièvement tutoyé les 120 dollars lundi, une envolée historique provoquée notamment par le blocage persistant du détroit d’Ormuz, par où transite environ 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux.
Cette hausse historique fait craindre aux investisseurs une accélération de l’inflation aux Etats-Unis.
En séance, « la faiblesse initiale » du marché boursier s’était d’ores et déjà « un peu estompée » en raison du recul des « prix du pétrole sous la barre des 100 dollars », remarque auprès de l’AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities.
En cause: l’espoir d’un recours aux réserves stratégiques de brut après que les ministres des Finances du G7 se sont dit « prêts » lundi à puiser si besoin dans ces dernières pour tenter d’atténuer la flambée des prix du brut.
Le secteur de l’énergie a été miné par les déclarations du président américain, à l’image des géants pétroliers ExxonMobil (-0,52%) ou Chevron (-0,29%).











