Après sa forte chute de la veille, la Bourse de New York a inversé la tendance mercredi, poussée par la volte-face de Donald Trump sur le Groenland, qui a suspendu ses menaces douanières contre plusieurs pays européens.
L’indice élargi S&P 500 a gagné 1,16%, le Dow Jones a progressé de 1,21% et l’indice Nasdaq a pris 1,18%. La veille, les trois indices vedettes étaient tombés d’environ 2%.
Déjà dans le vert pendant la majeure partie de la séance, « le marché s’est franchement redressé après l’annonce par le président Trump d’un accord concernant le Groenland », remarquent les analystes de Briefing.com.
Il avait menacé durant le week-end d’imposer des droits de douane allant jusqu’à 25% à huit pays européens, dont l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, en représailles à leur soutien à ce territoire autonome danois.
Mais mercredi, le chef d’Etat américain a levé cette menace de surtaxes commerciale, assurant avoir « conçu le cadre d’un futur accord concernant » le Groenland.
« Sur la base de cette entente, je n’imposerai pas les droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, sans donner aucun détail sur le « cadre » en question.
« Les marchés craignaient clairement que certaines de ces mesures commerciales puissent ébranler la confiance dans les actifs américains », commente auprès de l’AFP Dave Grecsek, d’Aspiriant.
Donald Trump a aussi écarté l’option militaire pour s’emparer du Groenland.
« Les gens pensaient que j’utiliserais la force. Je n’ai pas besoin d’utiliser la force. Je ne veux pas utiliser la force. Je n’utiliserai pas la force », a-t-il déclaré.
« Il y a peut-être une prise de conscience quant au fait qu’il ne faut pas trop perturber les marchés, en particulier le marché obligataire », note M. Grecsek.
Vers 21H15, le rendement de l’emprunt d’Etat américain à dix ans se détendait ainsi par rapport à la veille, à 4,25% contre 4,29% la veille.
Les relations commerciales demeurent au centre de l’attention, selon M. Grecsek, mais les investisseurs restent aussi à l’affût de nouvelles données économiques.
Ils attendent la publication jeudi de la nouvelle estimation de croissance aux Etats-Unis pour le troisième trimestre, puis, le même jour, de l’indice des prix PCE – jauge d’inflation privilégiée par la Réserve fédérale (Fed) – pour les mois d’octobre et de novembre.













