- L’hypervigilance émotionnelle est un trouble psychologique méconnu.
- Elle pousse les personnes à être en état d’alerte permanent.
- Cet état psychologique peut impacter la vie quotidienne.
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Peu connue du grand public, l’hypervigilance émotionnelle est un état psychologique caractérisé par une prudence extrême, quasi obsessionnelle. Elle est fréquente chez les personnes peu sûres d’elles, hypersensibles à leur environnement, qui manquent de confiance. Elle peut aussi se déclarer après un événement particulièrement traumatisant ou après des années de négligences émotionnelles. Paralysante et source d’anxiété (nouvelle fenêtre), cette hypervigilance pousse leur cerveau à être en état d’alerte permanent et en suranalyse permanente. Résultat : elles réagissent à outrance, surinterprètent les réactions, les signes et les bruits, anticipent le danger sans raison ou cause réelle. « Les personnes en état d’hypervigilance peuvent trouver difficile de se détendre et éprouver un sentiment constant de tension, car ils ont ce besoin permanent de se surprotéger
« , explique la psychologue Valérie Grumelin sur son site (nouvelle fenêtre).
Comment soulager l’hypervigilance émotionnelle ?
Cette hypervigilance émotionnelle peut se manifester par une tendance à sursauter aisément, à imaginer le pire dans n’importe quelle situation, par l’évitement de certains lieux bondés ou de certaines personnes, par une suranalyse, le développement de TOC ou un repli sur soi. Cette hypervigilance a évidemment des effets sur la santé mentale et les capacités cognitives : ces personnes ont tendance à souffrir de fatigue chronique, d’irritabilité ou de difficultés de concentration. « Sur le long terme, l’hypervigilance peut conduire à des troubles plus complexes tels que le trouble de stress post-traumatique (TSPT), l’anxiété généralisée et la dépression
« , souligne l’experte. Quand elle impacte négativement la qualité de vie, l’hypervigilance émotionnelle peut être prise en charge par un suivi psychologique ou une psychothérapie. « Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) sont particulièrement adaptées pour aider les personnes souffrant d’hypervigilance
« , conseille Valérie Grumelin. Autre technique : l’EMDR pour traiter les traumatismes. « Ces méthodes aident à réduire la réponse émotionnelle aux souvenirs traumatiques, reprendre confiance en l’autre et apprendre à lâcher prise, ce qui diminue les symptômes de contrôle et d’hypervigilance
« .
D’autres habitudes peuvent être mises en place pour soulager le stress comme la relaxation, le yoga, la méditation ou encore la sophrologie.




