- Les initiales « YKK » sont inscrites sur le zip de fermeture éclair de nombreux vêtements.
- Cette inscription est l’abréviation de Yoshida Kogyo Kabushikikaisha.
- Il s’agit d’une entreprise japonaise.
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YKK : trois lettres que vous avez sans doute déjà croisées, sans jamais les avoir remarquées. Cette abréviation est représentée sur la fermeture éclair de votre paire de jeans, sweat-shirt ou sac. Elle correspond à Yoshida Kogyo Kabushikikaisha, une société japonaise fondée en 1934 par Tadao Yoshida, à Nihonbashi, le quartier d’affaires de Tokyo. Depuis les années 1960, les initiales YKK ont fait le tour du monde, fortes de leur bonne réputation.
Une production contrôlée de A à Z
L’entreprise japonaise, implantée en France depuis plus de 50 ans avec un site de production à Seclin, dans les Hauts-de-France, gère l’intégralité de sa chaîne de fabrication : elle conçoit ses propres machines, fond le laiton de ses fermetures et fabrique même les boîtes d’expédition, détaille Ouest-France
(nouvelle fenêtre). « Cette intégration totale permet de contrôler la qualité à chaque étape »
, commente Luca Gallaccio, expert mode, dans une vidéo publiée sur Instagram.
Si les zips YKK seraient plus chers que la concurrence, ce savoir-faire intégral leur permet de travailler avec de nombreuses marques et grandes maisons qui équipent aussi bien leurs vêtements que leurs sacs. Même des grandes maisons de luxe, à l’instar d’Hermès, Louis Vuitton et Chanel, optent pour les fermetures YKK afin d’éviter de risquer une casse (nouvelle fenêtre) qui ternirait l’image de la marque.
L’entreprise n’a pourtant pas inventé la fermeture éclair
Contrairement à une idée reçue, l’entreprise n’a pas inventé la fermeture à glissière : ce dispositif a été breveté à la fin du XIXe siècle par l’Américain Whitcomb Judson. Tadao Yoshida, en revanche, a perfectionné le système. Comme le précise RTL (nouvelle fenêtre) dans un podcast, en constatant que les fermetures de l’époque étaient souvent défectueuses, il a mis au point sa propre machine pour les rendre plus fiables, conscient qu’une fermeture cassée pouvait rendre un vêtement entier inutilisable.
Quant au mot « fermeture Éclair », il vient d’une toute autre histoire : c’est le nom d’une société française qui a déposé cette marque en 1942, devenue depuis un nom commun, à l’image de Caddie, Frigidaire ou Sopalin. Selon diverses sources récentes, YKK représente près de la moitié de la production mondiale de fermetures à glissière, soit plusieurs milliards d’unités chaque année, et l’entreprise emploie des dizaines de milliers de salariés dans plus de 70 pays.




