La Lituanie envisage d’acquérir des armes ukrainiennes de longue portée, selon le chef de l’armée
La Lituanie, en alerte face à la menace russe, envisage d’acquérir des drones longue portée et des missiles de croisière ukrainiens, a déclaré le chef de son armée dans un entretien au journal allemand Die Welt publié dimanche.
« Disposer de capacités qui nous appartiennent et que nous contrôlons nous-mêmes est une priorité – éventuellement en commun avec l’Ukraine ou en reprenant sa technologie », a expliqué Raimundas Vaiksnoras, soulignant les restrictions d’emploi des systèmes fabriqués par les pays occidentaux, comme ceux qui peuvent exclure « des cibles dans certaines zones ».
« Les Ukrainiens sont bons, ils ont déjà développé plusieurs systèmes de longue portée », a ajouté l’officier, citant le système de drone-missile Palianytsia, le drone Liutyi, et le missile de croisière FP-5 Flamingo. « Nous étudions de telles options » afin d’en faire un « instrument de dissuasion », même si le petit pays balte « dépend » de ses alliés de l’OTAN, a expliqué le général.
Depuis le début de la guerre en Ukraine, il y a quatre ans, la Lituanie, membre de l’OTAN depuis 2004, est l’un des pays européens les plus en alerte face à la menace russe.
En décembre, le groupe franco-allemand KNDS a annoncé la commande par Vilnius de 30 canons Caesar, éprouvés sur le front ukrainien, en plus des 18 acquis en 2022.
Dans la zone frontalière avec la Pologne, près du « corridor de Suwalki », souvent considéré comme un talon d’Achille de l’OTAN qui pourrait être la première cible d’une hypothétique attaque russe, l’armée lituanienne entend créer un nouveau « champ de manœuvre », a souligné le général Vaiksnoras. Mais ce projet de nouvelle installation militaire, qui prendrait selon lui « deux ou trois ans » à être réalisé, doit d’abord passer l’obstacle du Parlement.












