- À Saint-Étienne, policiers et gendarmes patrouillent désormais ensemble dans les bus et les trams.
- Le réseau déplore en effet deux actes de petite délinquance par jour et une agression tous les deux jours.
- Une équipe du JT de TF1 a suivi cette nouvelle brigade, qui fait déjà ses preuves.
Suivez la couverture complète
Le 13H
« Vérification des titres de transport, s’il vous plaît. »
L’opération de contrôle commence bien à bord du tram stéphanois, dans le reportage du JT de TF1 en tête de cet article. Mais la situation se tend à l’arrivée de deux jeunes hommes munis d’une trottinette, qu’ils refusent de plier. Les contrôleurs font alors appel aux agents de police qui les accompagnent. Les deux hommes sont débarqués, l’un d’eux est contrôlé. La police retrouve sur lui « deux armes blanches, des couteaux, plus des bijoux, qui sont
des bijoux féminins
principalement, notamment des bagues, des colliers, des bracelets ».
« Ça laisse penser que ça provient d’un
vol à l’arraché
. Donc je vais appeler l’OPJ pour le présenter »,
explique un policier. Si l’interpellation a été aussi rapide, c’est parce que depuis un mois, une nouvelle brigade de forces de l’ordre a été constituée pour patrouiller dans les bus et les trams de Saint-Étienne. Sa spécificité : elle regroupe des agents de police et des gendarmes, en mesure d’intervenir aussi bien en centre-ville qu’en zone périphérique.
« Les policiers et les gendarmes s’apprivoisent »
« Les premières journées de formation se sont déroulées en commun, pour pouvoir apprendre à se connaître, parce qu’il y a quelques différences, certes infimes, mais culturelles, qui nécessitent que les policiers et les gendarmes s’apprivoisent »,
explique le contrôleur général Yves Cellier, directeur interdépartemental de la police nationale de la Loire. Les trois gendarmes et trois policiers de cette brigade sont tous réservistes. Ils patrouillent trois jours par semaine, lors des périodes les plus tendues sur le réseau.
Ils interviennent le plus souvent aux côtés des contrôleurs. Pour Sébastien, contrôleur de la société de transports de l’agglomération stéphanoise (STAS), cette présence facilite le travail : « Ça permet de contrôler des lignes qui, habituellement, sont peut-être un petit peu plus compliquées à contrôler. Ils sont là derrière pour nous appuyer »
, salue-t-il. Les agents peuvent notamment aider au contrôle d’identité des usagers, ou encore rappeler les règles lorsque c’est nécessaire.
« J’avais vu, en tant que civile, quand je prenais les transports en commun, que c’était compliqué, mais c’est vrai qu’on rencontre plus
d’incivilités
que ce que je pensais »,
confesse Manon, réserviste de la gendarmerie nationale, dans le reportage ci-dessus.
Cette présence « rassure »
, sourit une passagère. « J’ai été témoin souvent d’incivilités des jeunes, qui ne respectaient pas, qui s’asseyaient un peu n’importe comment, les pieds sur les sièges »
, témoigne un autre. Pour un dernier, l’action des forces de l’ordre à bord est « indispensable, au moins pour faire peur aux délinquants et donner de la sécurité aux consommateurs. »











