mercredi, mai 27

Cette visite dépasse largement le cadre bilatéral. Si plusieurs accords devraient être signés, dont un projet majeur de construction de la première centrale nucléaire kazakhe depuis la fin des années 1990, le point d’orgue de la visite devrait intervenir à partir de vendredi, lors de la réunion de l’Union économique eurasiatique. À cette occasion, Vladimir Poutine devrait notamment aborder la question de l’Arménie.

Membre de cette alliance stratégique dominée par la Russie, Erevan affiche depuis plusieurs mois une volonté de rapprochement avec l’Union européenne. L’an dernier, le pays a adopté une loi affirmant son intention de devenir candidat à l’adhésion.

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Rapprochement avec l’UE

Pour Moscou, Erevan ne peut pas jouer sur les deux tableaux. Le Kremlin estime qu’un rapprochement avec Bruxelles ne peut se faire sans conséquences.

La visite est d’autant plus sensible que le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a choisi de ne pas se rendre lui-même au Kazakhstan, envoyant à sa place son adjoint. Pour Vladimir Poutine, l’enjeu est de taille : éviter qu’un allié historique ne s’éloigne davantage, alors même que le pays reste fortement dépendant de Moscou sur les plans commercial et énergétique, et qu’une base militaire russe y est toujours stationnée.

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