mardi, mai 19

Le locataire de la Maison Blanche venait à peine d’achever vendredi sa visite, la première d’un président américain en Chine depuis neuf ans, que la venue du chef du Kremlin a été officialisée. Vladimir Poutine et Xi Jinping vont discuter des moyens de « renforcer » le partenariat stratégique bilatéral et « échanger leurs opinions sur les grandes questions internationales et régionales », selon la présidence russe. Les deux dirigeants, âgés respectivement de 73 et 72 ans, doivent signer une déclaration commune.

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Désireux d’installer un ton chaleureux avant la visite, ils ont échangé dimanche des « lettres de félicitations » pour les 30 ans du partenariat stratégique bilatéral. Xi Jinping a vanté une coopération qui s’est « continuellement approfondie ». Dans une vidéo adressée « au peuple chinois » et diffusée mardi, Vladimir Poutine a affirmé que les relations avaient atteint « un niveau véritablement sans précédent » et jouaient « un rôle majeur de stabilisation à l’échelle mondiale ».

Relation bilatérale approfondie depuis l’invasion de l’Ukraine

Lors de sa dernière venue à Pékin en septembre 2025, Xi Jinping l’avait appelé son « vieil ami » – une formule qu’il n’a pas employée à l’adresse de Donald Trump la semaine dernière. Vladimir Poutine, qui avait qualifié en retour Xi Jinping de « cher ami », voudra montrer au monde que leurs relations n’ont pas été affectées par la visite du milliardaire républicain.

Certes, la visite de Vladimir Poutine ne devrait pas bénéficier du même faste que celle de Donald Trump, mais la relation sino-russe n’en a « pas besoin », estime Patricia Kim, chercheuse à la Brookings Institution. Pékin et Moscou considèrent leurs liens comme « plus solides et stables » que les relations sino-américaines, ajoute-t-elle.

La relation bilatérale s’est approfondie depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022. Isolée par les Occidentaux, la Russie a vu s’approfondir sa dépendance économique de la Chine, devenue le principal acheteur du pétrole russe sous sanctions. Sur l’Ukraine, Pékin plaide pour le respect de l’intégrité territoriale des pays et pour une résolution pacifique, mais n’a jamais condamné Moscou pour son invasion.

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