- Dimanche 14 juin marquait le 80e anniversaire de Donald Trump.
- Pour l’occasion, les présidents ukrainien et russe, Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, ont appelé le président américain.
- L’occasion pour les deux parties d’évoquer la guerre en Ukraine, avec celui qui a fait sa campagne sur la promesse de mettre un terme au conflit en « 24h ».
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Ukraine : la guerre entre dans sa 5ᵉ année
Vers de nouveaux pourparlers sur l’Ukraine ? À l’occasion des 80 ans de Donald Trump dimanche 14 juin, les présidents ukrainien et russe, Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, n’ont pas manqué de passer un appel au 47e président des États-Unis. Une opportunité pour les deux parties de revenir sur l’impasse du conflit en Ukraine, alors que leur homologue américain est occulté par la guerre qu’il mène conjointement avec Israël en Iran depuis la fin du mois de février.
Zelensky compte sur sa rencontre avec Trump au G7
« J’ai informé le président des derniers développements sur le champ de bataille et du renforcement de nos positions. Nous sommes convenus d’approfondir ces discussions lors de notre rencontre au sommet du G7 »
, qui se tient du lundi 15 au mercredi 17 juin à Évian-les-Bains (Haute-Savoie), a fait savoir le président ukrainien sur son compte X, après son échange avec Donald Trump. Volodymyr Zelensky a notamment souligné avoir « discuté de mesures susceptibles de contribuer à instaurer la paix dès maintenant ».
Le conseiller à la présidence ukrainienne, Dmytro Lytvyn, a de son côté confirmé « une conversation plutôt riche »
entre les deux hommes, qui a duré entre 30 et 35 minutes.
President Trump @POTUS and I had a very good conversation today on many key topics: the war, its roots, diplomatic opportunities, and the positions of our partners. President Trump’s remarks were absolutely spot-on, particularly regarding our Crimea: it was Russia’s seizure of… pic.twitter.com/Xoa93PWXnY — Volodymyr Zelenskyy / Володимир Зеленський (@ZelenskyyUa) June 14, 2026
La veille de cet appel téléphonique, un haut responsable américain, qui a requis l’anonymat, avait pourtant affirmé qu’aucune entrevue bilatérale formelle n’était prévue à l’agenda du milliardaire républicain au G7, ajoutant néanmoins que les dirigeants américain et ukrainien « pourraient très bien se croiser en marge »
d’une réunion de travail mardi 16 juin, à laquelle Volodymyr Zelensky doit participer en présence de Donald Trump.
Vers la venue des émissaires américains en Russie ?
Du côté de Moscou, la conversation entre Vladimir Poutine et Donald Trump a « principalement
» porté sur les négociations avec l’Iran. Le conseiller du Kremlin a fait savoir à la presse qu’il avait été « convenu que les représentants spéciaux du président américain, Steve Witkoff et Jared Kushner, qui sont actuellement étroitement impliqués dans les affaires iraniennes, reviendraient bientôt en Russie »
.
Le président ukrainien s’est, lui, entretenu avec Steve Witkoff et Jared Kushner le 8 juin dernier, soulignant l’importance de « redonner un élan à la diplomatie »
. Mais ces derniers mois, plusieurs cycles de négociations pour trouver un accord de paix sous l’égide des États-Unis n’ont pas réussi à rapprocher la Russie et l’Ukraine d’une issue à la guerre. Au contraire, à mesure que l’attention de Washington se tourne vers l’Iran, l’administration Trump semble avoir relégué l’Ukraine au second plan et affiche son impuissance à changer la donne, malgré des attaques russes de plus en plus meurtrières.
Début juin, Volodymyr Zelensky regrettait déjà le désintérêt croissant des États-Unis pour le conflit. « Aujourd’hui, nous ne sommes pas au centre de l’attention. L’Iran est la priorité numéro un pour les États-Unis, et vient ensuite la question de l’Ukraine. Malheureusement, nous sommes dans la file d’attente de ces guerres »
, déplorait le chef d’État ukrainien, qui désespère d’un manque de systèmes de défense aérienne pour se protéger des missiles russes. Il plaide également pour davantage de fermeté à l’encontre de Vladimir Poutine.
Il est loin le temps de la campagne présidentielle de Donald Trump, où ce dernier faisait la promesse de mettre un terme au conflit en « 24h »
. Après avoir mis la pression sur Kiev pendant des mois, tout en accueillant en grande pompe le président russe aux États-Unis en août dernier, les efforts du président américain n’ont abouti qu’à quelques cessez-le-feu qui n’ont pas été respectés et à des échanges de prisonniers.




