- L’ambassadeur de France en Algérie a évoqué vendredi la possibilité de délivrer 250.000 visas à l’Algérie par an.
- Un chiffre démenti ce samedi par Benjamin Haddad.
- Sur LCI, le ministre délégué chargé de l’Europe affirme qu’il n’existe pas de « quota » envisagé.
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
L’information avait provoqué un tollé à droite, le Rassemblement national décrivant même une « capitulation »
de la France face à Alger. Ce vendredi 17 juillet, l’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, avait fait part de la possibilité de faire remonter le nombre de visas (nouvelle fenêtre) délivrés aux Algériens pour « revenir probablement »
au niveau d’avant la crise entre les deux pays. Soit 250.000 visas par an. Un chiffre catégoriquement démenti ce samedi par le quai d’Orsay.
Il n’y a pas d’objectif numérique, de quota ou de trajectoire sur la question des visas qui soit discutée
Il n’y a pas d’objectif numérique, de quota ou de trajectoire sur la question des visas qui soit discutée
Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l’Europe
Pour Benjamin Haddad, les choses sont « très claires »
. « Il n’y a pas d’objectif numérique, de quota ou de trajectoire sur la question des visas qui soit discutée »
, a lancé sur LCI le ministre délégué chargé de l’Europe. Sur notre plateau, le ministre a rappelé que la seule « boussole »
qui dirige les décisions du ministère des Affaires étrangères est la « défense des intérêts de la France »
. Et de citer «
la question migratoire
(nouvelle fenêtre), la question sécuritaire, la question de la lutte contre le narcotrafic »,
mais aussi le cas de Christophe Gleizes (nouvelle fenêtre), ce journaliste français incarcéré en Algérie depuis plus de deux ans. « C’est avec ces exigences, de façon très claire, que nous abordons cette relation avec l’Algérie. »
Une manière d’éteindre la polémique lancée par une partie de la droite. Tout était parti des propos de Stéphane Romatet. Lors d’un entretien diffusé ce mercredi par le média Tout sur l’Algérie (TSA), l’ambassadeur avait rappelé qu’avant la crise politique avec Alger, Paris délivrait « à peu près 250.000 »
visas par an. « Ce chiffre a chuté et notre objectif, c’est de faire en sorte que ce chiffre puisse redémarrer à la hausse et revenir probablement au niveau qui était celui antérieur à la crise »
, avait-il déclaré. Une source au quai d’Orsay nous rappelle en effet que le nombre de visas accordés à des ressortissants algériens a baissé de plus de 20% en 2025, du fait de la crise bilatérale (nouvelle fenêtre) entre les deux pays.
À ce stade, la discussion se poursuit donc avec l’Algérie, dans une « dynamique de réengagement »
, nous glisse une source au sein du quai d’Orsay. Sans objectif fixé au sujet de la délivrance de visas, cette question ne faisant pas partie des sujets discutés dans le cadre de cette relance. Celle-ci interviendra plus tard et sera traitée de façon « pragmatique »,
mais surtout « réversible »
, a insisté Benjamin Haddad, soulignant que tout accord sera « conditionné à des résultats très concrets »
. « Et ce n’est qu’en fonction des résultats que nous avancerons ou pas dans une direction. »











