- Des agents du périscolaire ont été suspendus depuis fin janvier.
- Ils sont soupçonnés de violences physiques et sexuelles.
- Les neuf animateurs exerçaient à l’école publique Saint-Dominique, située dans le 7e arrondissement de la capitale.
Neuf agents du périscolaire ont été suspendus depuis fin janvier pour suspicions de violences physiques et sexuelles commises dans une école maternelle du 7e arrondissement à Paris, a appris ce lundi 16 février l’AFP auprès de la Ville, confirmant une information de Mediapart (nouvelle fenêtre).
Ces animateurs, soupçonnés de violences physiques, sexuelles et « posture professionnelle inappropriée »,
ont été suspendus à titre conservatoire à la suite de la diffusion, le 29 janvier, d’une enquête de Cash investigation
sur France 2 filmant en caméra cachée le comportement de certains agents. « À la suite du visionnage de ces images, plusieurs agents identifiés comme auteurs de comportements inappropriés ont immédiatement été suspendus. Dans les jours qui ont suivi, différents signalements nouveaux réalisés par les parents de l’école ont été pris en compte »
, a indiqué à l’AFP la ville de Paris.
Les neuf agents exerçaient à l’école publique Saint-Dominique, située dans le 7e arrondissement dont Rachida Dati est maire. Un autre agent de l’école Volontaires (15e arrondissement), exfiltré fin 2025 de l’école Saint-Dominique à la suite de suspicions de cris sur des enfants, a également été suspendu.
Des parents déposent une plainte collective
Par ailleurs, quelque 73 parents de trois écoles du 7e arrondissement (Rapp, La Rochefoucauld, Saint-Dominique) se sont regroupés pour porter plainte collectivement, auprès du parquet de Paris, pour « violences volontaires sur mineurs », « mise en danger délibérée d’autrui » ou encore « délaissement d’une personne incapable de se protéger », a appris l’AFP de sources proches du dossier, confirmant une information de RTL (nouvelle fenêtre) et de Mediapart.
Ces personnes ont découvert que leurs « enfants ont pu être placés sous la responsabilité de personnes insuffisamment qualifiées ou plus encore d’individus dangereux »
, indique la plainte, que l’AFP a pu consulter. Elle ne vise pas de faits de viols, d’agressions sexuelles ni d’atteintes sexuelles. « Si certains parents ont agi collectivement, c’est pour rappeler à l’administration son obligation essentielle : garantir que les enfants confiés à l’école, au périscolaire et aux centres aérés y soient en parfaite sécurité »
, a réagi auprès de l’AFP leur avocat, Me Florian Lastelle. « Or des éléments préoccupants imposent aujourd’hui que la justice s’en saisisse afin que toute la lumière soit faite. »
« Depuis notre création en 2021, nous n’avons jamais vu une affaire de cette envergure, avec autant de familles qui signalent, d’animateurs suspendus, d’écoles concernées, pour des violences de toutes natures »
, ont déclaré à Mediapart les fondatrices du collectif SOS périscolaire, qui accompagnent plusieurs parents. « Comme une affaire à 360 degrés. »
Vingt animateurs suspendus en 2025
Dans un communiqué, la candidate LR et MoDem à la mairie de Paris Rachida Dati et une dizaine d’élus de son camp ont demandé « solennellement »
à la ville de Paris de « communiquer la liste précise et à jour des animateurs déplacés ou suspendus et le nombre de signalements en cours dans chacune des écoles parisiennes »,
à la veille des vacances scolaires. « Aucune action majeure n’a été mise en place pour connaître l’ampleur des faits commis »
, a déploré Rachida Dati. La semaine dernière, la candidate a claqué la porte du dernier Conseil de Paris de la maire PS Anne Hidalgo afin de dénoncer le « déni »
de la majorité face aux violences sexuelles dans le périscolaire.
Vingt animateurs ont été suspendus en 2025 pour des suspicions de faits à caractère sexuel, a précisé la mairie.











