lundi, juin 15

  • Après un épisode de chaleur inédit par sa précocité à la fin du mois de mai, les températures continuent de grimper cette semaine.
  • C’est à partir de mercredi que les fortes chaleurs s’étendront sur la quasi-totalité du territoire.
  • Météo-France anticipe même potentiellement la première « véritable vague de chaleur » de l’année 2026 au cours de la semaine.

L’été avant l’heure ? Le mercure va continuer de monter tout au long de la semaine, à des niveaux assez élevés pour la saison, même si, selon Météo-France, les valeurs n’auront « rien d’inédit ». Alors que les fortes chaleurs ont persisté tout le week-end sur les régions méridionales avec des pointes fréquentes « allant de 32 à 35°C en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie »,  les températures continuent leur ascension à partir du lundi 15 juin.

Un temps estival en début de semaine

Le seuil de fortes chaleurs gagnera ainsi le nord du pays, avec des températures qui atteindront les 30°C jusqu’en Normandie et en Île-de-France. Le mercure grimpera en flèche des Pays de la Loire jusqu’au pourtour méditerranéen, en passant par le Centre-Val de Loire, la Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie, « où les températures s’échelonneront entre 32 et 35°C, voire localement 36°C », indique l’institut météorologique national dans son dernier bulletin (nouvelle fenêtre)

Sur le même schéma, les minimales remonteront progressivement, restant relativement fraîches sur le nord et le nord-est. Elles se maintiendront « entre 16 et 20°C du sud de la Bretagne au Sud-Ouest, ainsi que de la moyenne vallée du Rhône à la Côte d’Azur »

Mardi, le beau temps s’étendra sur la quasi-totalité du territoire et les fortes chaleurs atteindront le Nord-Est. La barre des 30°C sera franchie jusque dans le Grand-Est. Dans les régions centrales et en Auvergne-Rhône-Alpes, les températures seront à la hausse. Cependant, dans les plaines du Sud-Ouest et le long de la Manche, la montée du mercure pourrait grimper en raison de débordements nuageux susceptibles de retarder l’arrivée du soleil. 

Les nuits redeviendront progressivement plus douces sur une large partie du territoire national, avec des minimales le plus souvent supérieures à 15°C, parfois même au-dessus de 20°C. 

On sait qu’on enclenche, à partir du milieu de la semaine, un épisode de chaleur. Voire une vague de chaleur

Corentin Perrot, prévisionniste de Météo-France, à l’AFP

C’est à partir de mercredi que la chaleur deviendra presque écrasante. Il fera plus chaud en France que fin mai, avec peut-être la première véritable « vague de chaleur » de l’année 2026 : « On sait qu’on enclenche, à partir du milieu de la semaine, un épisode de chaleur. Voire une vague de chaleur. C’est possible », a relevé auprès de l’AFP Corentin Perrot, prévisionniste de Météo-France.

Le mercure continuera de grimper sur l’ensemble des régions, la majorité d’entre elles seront concernées par des valeurs comprises entre 32 et 36°C. Seules les zones côtières de la Manche et la Bretagne seront épargnées, avec des températures plus fraîches, sous la barre des 30°C, voire autour de 25°C à proximité du littoral. 

Dès jeudi, « un flux de sud-ouest devrait amener de l’air encore plus chaud sur la France, déclenchant un épisode de chaleur à l’échelle nationale, au moins jusqu’au week-end prochain », a averti Météo-France. L’institut météorologique prévoit ainsi que le thermomètre monte jusqu’à 38°C à Nevers, 37°C à Paris ou Brive, ou encore 36°C à Lyon et 35°C à Toulouse. Cet épisode de chaleur du mois de juin sera très proche du solstice d’été, donc des journées les plus longues de l’année, qui seront suffocantes.

« Le risque d’une nouvelle canicule se confirme. Cette fois, on franchirait un cran supplémentaire par rapport à mai, avec un facteur aggravant : des sols nettement plus secs, qui favorisent l’échauffement de l’air. Dans ce contexte, voir fleurir des 40°C en France n’aurait rien d’étonnant », a averti dès samedi l’agronome Serge Zaka sur Facebook. Une canicule qui va toucher les épreuves du baccalauréat. Ainsi, dimanche 14 mai, le ministre de l’Éducation Édouard Geffray a précisé qu’il ne « souhaite plus qu’aucun examen se déroule les après-midis »

En 2019, la France avait connu une vague de chaleur d’une intensité exceptionnelle entre les 25 et 30 juin. Le record national de température avait été établi, avec 46°C dans un village de l’Hérault. En 2022, la France avait de nouveau connu une vague de chaleur, plus précoce cette fois, du 15 au 19 juin, avec un pic de température à 43°C.  Selon le consensus des scientifiques, les canicules à répétition sont un marqueur sans équivoque du réchauffement climatique. Et sont appelées à encore se multiplier, s’allonger et s’intensifier.

Charlotte JOYEUX avec AFP

Share.
Exit mobile version