Les condamnations émanant de la communauté internationale se poursuivent, mercredi 11 février, à la suite de l’aval donné par le cabinet de sécurité israélien à des mesures visant à renforcer le contrôle d’Israël sur la Cisjordanie, et ce, alors que le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, est attendu dans la journée à la Maison Blanche.
L’Allemagne a ainsi critiqué « une étape supplémentaire vers une annexion de facto ». « Israël demeure puissance occupante en Cisjordanie, et en tant que puissance occupante il est contraire au droit international d’y construire des colonies », a déclaré un porte-parole du ministère des affaires étrangères allemand.
Le cabinet de sécurité israélien a approuvé, dimanche, des règles qui doivent permettre à l’Etat hébreu d’étendre son contrôle dans des zones qui sont administrées par l’Autorité palestinienne, en vertu des accords d’Oslo des années 1990. Les nouvelles mesures rendent plus faciles les achats de terres pour les colons israéliens, notamment grâce à l’abrogation d’une loi datant de plusieurs décennies qui interdisait aux Juifs d’acheter directement des terres en Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967.
« L’annexion est illégale en droit international »
« Si ces décisions sont mises en œuvre, elles accéléreront sans aucun doute la dépossession des Palestiniens et leur transfert forcé, et entraîneront la création de nouvelles colonies israéliennes illégales », a pour sa part estimé Volker Türk, haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, dans un communiqué.
Lundi, l’Union européenne (UE) avait condamné « un nouveau pas dans la mauvaise direction ». « Conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, nous rappelons que l’annexion est illégale en droit international », avait jugé Anouar El Anouni, porte-parole de l’UE pour les affaires étrangères. Par conséquent, « toute mesure concrète prise en ce sens serait considérée comme une violation du droit international », avait-il poursuivi.
Quant au président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, il en a directement appelé aux Etat-Unis. « Ces violations graves exigent une réponse résolue de la part de l’administration américaine et de la communauté internationale car elles entravent les efforts du président Trump et constituent une violation du droit international », a-t-il déclaré lors d’une visite à Oslo, en Norvège.
Ces déclarations surviennent alors que M. Nétanyahou est attendu à la Maison Blanche dans la journée où il entend convaincre son allié d’exercer une pression maximale sur l’Iran pour mettre fin à ses programmes nucléaire et balistique.
















