Grand écart météorologique en vue: après un début de mois de juin un peu frais, le thermomètre devrait à nouveau atteindre des sommets en France dans les prochains jours, pour constituer le deuxième épisode de chaleur du pays avant même le début de l’été.
Des températures dépassant les 30-35°C ne seront pas rares dès ce weekend, d’abord sur le Sud du pays avant de remonter progressivement vers le Nord-Est d’ici la semaine prochaine, annonce vendredi Météo-France.
Cela viendra contraster avec la situation depuis une quinzaine de jours. « Entre jeudi et samedi, les températures progresseront de 10 degrés voire plus » dans certaines régions, indique le prévisionniste national. Ainsi à La Rochelle, alors qu’il faisait à peine 20°C jeudi, le mercure devrait dépasser 30°C samedi et dimanche.
Cause de ce brusque revirement: à partir de ce weekend, le flux d’ouest qui avait amené perturbations et températures légèrement en dessous des normales pour un début juin, va être repoussé plus au nord par l’arrivée de hautes pressions en altitude (dorsale) sur la France, qui vont favoriser le retour du soleil et la remontée d’air chaud venant du Maghreb, explique Météo-France.
Dès samedi, les 30°C pourront être atteints jusqu’aux rives de la Loire, avec des pointes entre 35 et 37°C possibles sur le Languedoc. Plus au nord, le thermomètre restera autour de 25°C.
Les températures de dimanche et lundi devraient être comparables à celles de samedi. Les plus fortes chaleurs concerneront toujours le Sud-Ouest, avec des températures de l’ordre de 33 à 36°C.
C’est à partir de mardi que la chaleur devrait s’intensifier et s’étendre vers le Nord-Est, avec le retour des nuits tropicales (durant lesquelles la température ne descend pas sous 20°C) sur une grande partie de la France.
« À ce stade, les conditions de température attendues la semaine prochaine n’atteignent pas des valeurs inédites », mais il s’agira « du deuxième épisode de chaleur avant le début de l’été calendaire », indique Météo-France.
Fin mai, la France métropolitaine avait déjà subi une dizaine de jours de fortes chaleurs, qualifiés d’épisode « historique » et d’une précocité inédite, à l’origine de plusieurs décès et d’hyperthermies.
Ces épisodes de chaleur avant le début de l’été deviennent « de plus en plus probables dans un climat qui change », souligne le prévisionniste.











