Le bilan du double séisme du 24 juin au Venezuela a été révisé à la hausse et s’élève désormais à 3.342 morts, selon un communiqué diffusé ce dimanche 5 juillet par le gouvernement.
« Bilan officiel du 5 juillet: 3.342 morts, 16.740 blessés », selon le communiqué. Les autorités évitent de parler de disparus mais les Nations unies estiment qu’il pourrait atteindre 50.000, certaines projections avançant plutôt un chiffre proche de 10.000.
Le précédent bilan, daté de samedi, était de 2.954 morts.
Des corps non identifiés enterrés
Par ailleurs, plus de 150 corps non identifiés ont été enterrés dans une longue rangée de fosses individuelles dans un cimetière de La Guaira, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse.
Une équipe de l’AFP a dénombré 159 tombes de personnes non identifiées, réparties en deux longues parcelles sur une même terrasse, et 95 tombes de personnes identifiées dans une zone reculée du cimetière La Esperanza.
Des fossoyeurs avec des pelleteuses mécaniques ont creusé des tranchées qui permettront d’accueillir d’autres dépouilles.
Plus de 16.000 personnes sans logement
Dans la zone dévastée par les tremblements de terre, nombreux sont les habitants qui sont en colère face à l’action des pouvoirs publics. De nombreux sinistrés sont toujours à la rue ou réfugiés dans des parcs, sans perspective. Des engins achèvent de jeter à terre des structures déjà effondrées et dégagent les dalles des immeubles.
Selon le ministère vénézuélien des Communications, plus de 16.000 personnes sont sans logement et 856 bâtiments sont sinistrés.
La présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez a assuré qu’il « n’y aura pas d’explosion sociale ».
« Je ne comprends pas comment, en ces moments de douleur pour le Venezuela, de deuil national (…) il y en a qui osent planifier d’éventuelles explosions sociales. Ici, il n’y aura pas d’explosion sociale. Ici, ce qu’il y a, c’est une profonde solidarité sociale de notre peuple », a-t-elle lancé lors d’une cérémonie célébrant l’indépendance du pays (5 juillet) dans l’enceinte de Fuerte Tiuna, enclave militaire dans Caracas.
Article original publié sur BFMTV.com




