- Face à la multiplication des infractions, les maires de Capbreton et Dax, dans les Landes, ont décidé de durcir le ton contre les utilisateurs de vélos et trottinettes électriques.
- Des contrôles de vitesse et des verbalisations sont désormais mis en place pour faire respecter le code de la route.
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Le 20H
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Quasi inexistants il y a dix ans, les vélos et trottinettes électriques font aujourd’hui partie du paysage urbain. Leur vitesse est théoriquement limitée à 25 km/h, mais cette règle est rarement respectée. Dans les Landes, plusieurs communes ont décidé de sévir et de verbaliser les contrevenants.
À Capbreton, les policiers municipaux ne visent plus seulement les voitures, mais aussi les cyclistes qui roulent trop vite sur les zones partagées. La commune s’est dotée d’un radar mobile pour mesurer la vitesse des deux-roues, particulièrement ceux à assistance électrique. Un jeune homme contrôlé en excès de vitesse dans une zone verte écope d’une amende de 22 euros. Interrogé sur le fait qu’il était verbalisable, il répond qu’il en avait conscience : « On joue, on perd, on joue, on gagne. »
Pour le maire de Capbreton, cet équipement est une nécessité. Certains vélos électriques sont débridés et peuvent atteindre plus de 40 km/h, voire 45 km/h. Ces contrôles sont aussi l’occasion de rappeler la réglementation : les vélos à assistance électrique doivent normalement être bridés à 25 km/h. Quel que soit l’usager, le code de la route est le même. « À partir du moment où ils sont à vélo, ils sont considérés comme un véhicule. Et donc ils sont soumis aux mêmes règles que les scooters ou les motos »
, explique Rémy Lagreou, brigadier-chef principal de la police municipale de Dax.
Contrairement aux scooters et motos, rien dans la loi n’oblige un vélo à être équipé d’un compteur kilométrique. Les cyclistes doivent néanmoins savoir apprécier leur vitesse et respecter les limitations.
Dax interdit les trottinettes en centre-ville aux heures de pointe
À Dax, c’est contre les trottinettes électriques que la mairie durcit le ton. Dans les rues piétonnes du centre, elles sont interdites aux heures les plus fréquentées. Un arrêté municipal a été pris suite à de nombreux signalements de commerçants. « Une cliente est sortie d’ici et s’est fait renverser »
, témoigne l’une d’eux. Un autre ajoute : « On veut que tout le monde qui vient de consommer en centre-ville puisse être en sécurité sans s’inquiéter par rapport à une trottinette qui peut faire peur. »
La police municipale patrouille et verbalise si nécessaire. L’amende s’élève à 135 euros. Un utilisateur reconnaît : « Là, s’ils me mettent une amende, ça calme, je suis au courant. Demain, s’il m’avait pas mis l’amende, je rentre dans quelqu’un, là c’est un problème. »
Selon les forces de l’ordre, les amendes font mal au portefeuille, mais les contrevenants comprennent en général immédiatement. « On voit beaucoup de gens descendre de la trottinette, là, on est content de ça »
, se réjouit un policier.
En France, les accidents de trottinette représentent 20% des blessés graves de la route.
La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : Hortense VILLATTE, Jean-Vincent MOLINIER

