- Le mois de juillet 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des mesures en 1900.
- Pour Emma Haziza, hydrologue experte en adaptation climatique, interrogée sur LCI, « les politiques publiques ne sont pas du tout adaptées et nos bâtiments ne sont pas adaptés. »
La France n’était pas prête. C’est le constat de l’hydrologue experte en adaptation climatique Emma Haziza, interrogée par LCI ce lundi 10 août. Elle estime qu' »on a une gestion qui était adaptée à un milieu tempéré et on n’était absolument pas prêts à vivre ces bascules aussi violentes
. »
Elle prend pour exemple l’Espagne ou des pays habitués aux canicules et à ce type de climat, qui les vivent de manière chronique et qui ont une gestion différente de leurs ressources. Pour la France, « depuis 2017, c’est quelque chose d’absolument nouveau. Les politiques publiques ne sont pas du tout adaptées, nos bâtiments ne sont pas adaptés et ça va nous demander de revoir l’intégralité de nos usages.
«
Partout dans le monde, « on bascule d’un état où janvier-février étaient exceptionnels en matière de pluie et excédentaires, à une situation, quelques mois après, où la bascule s’est faite en huit semaines et on arrive sur une sécheresse chronique pire que celle qu’on avait connue en 2022
”, explique Emma Haziza.
L’hydrologue ajoute que cette situation est une question de vitesse d’adaptabilité vis-à-vis des ressources hydriques : « la France est l’entrée du cycle de l’eau en Europe. Soit on fait rentrer ces humidités, soit au contraire elles partent très vite. Et par contre là, ce que ça met en évidence, c’est la vulnérabilité de nos territoires
. »











