- Le guide suprême iranien a estimé ce samedi 17 janvier que les autorités devaient « briser le dos des séditieux », après trois semaines de manifestations réprimées dans le sang.
- Ce n’est pas la première révolte qui secoue l’Iran, avant d’être étouffée par le pouvoir.
- Le JT de TF1 se penche sur les raisons de la résistance du régime des mollahs.
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Manifestations en Iran : la contestation contre les mollahs s’étend à travers tout le pays
« Couper du monde sa population de 92 millions de personnes pendant dix jours, c’est inédit. Ça montre sa volonté de vouloir réprimer dans le sang, à huis clos, pour se maintenir au pouvoir coûte que coûte »
, estime Mariam Pirzadeh, journaliste à France 24 d’origine iranienne, dans le JT de TF1. Depuis la coupure d’Internet décidée par le régime iranien, elle reçoit au compte-goutte les images de ce bain de sang, comme elle l’explique dans la vidéo ci-dessus. Ce n’est pas la première fois que l’Iran est ébranlé d’un vaste mouvement de contestation. Comment le régime parvient-il à se maintenir envers et contre tout ?
Le système répressif implacable repose sur les gardiens de la révolution, organisation paramilitaire de la République islamique d’Iran : 200.000 hommes surarmés, qui ont fait main basse sur l’économie du pays. Ce groupe n’a donc aucun intérêt à ce que le régime tombe. Pas plus que les dizaines de milliers de fonctionnaires, qui ont répondu présents lors des contre-manifestations organisées par le régime en soutien au guide suprême, Ali Khamenei.
« Si le régime est déstabilisé, qui mettre à sa place ? »
« Si le régime est déstabilisé, qui mettre à sa place ? »
Mariam Pirzadeh
Même Donald Trump, qui avait un temps menacé de frapper les dirigeants iraniens si la répression continuait, semble avoir renoncé, mercredi 14 janvier, affirmant que l’Iran avait « annulé la pendaison de 800 personnes. »
Les raisons de ce revirement interrogent cependant : elles pourraient bien se trouver sur les rives du golfe Persique, où 40% du pétrole mondial transite via le détroit d’Ormuz, que l’Iran menace régulièrement de bloquer. Ce passage est en effet essentiel pour les pays du Golfe, qui sont intervenus auprès du président américain.
Mariam Pirzadeh nuance toutefois le poids de cette menace dans le revirement de Trump : « Cela fait quarante-sept ans que la République islamique menace de bloquer le détroit d’Ormuz. Je ne suis pas sûre que ce soit ça, vraiment, qui l’ait dissuadé d’intervenir en Iran. Mais plutôt : si le régime est déstabilisé, qui mettre à la place ? Qui pour gouverner cet immense pays ? »
En effet, un pays comme l’Arabie saoudite, grand allié des États-Unis, « ne veut pas déstabiliser la région. »










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