DIMITAR DILKOFF / AFP Des policiers patrouillant devant le musée du Louvre après son cambriolage, à Paris, le 19 octobre 2025.
JUSTICE – L’enquête progresse après le cambriolage du musée du Louvre il y a deux semaines. Une femme de 38 ans, interpellée mercredi ainsi que quatre autres suspects, a été mise en examen pour complicité et comparaît depuis ce samedi 1er novembre, dans l’après-midi, devant un juge des libertés qui doit statuer sur son éventuelle détention, réclamée par le parquet.
La suspecte, qui réside à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), a été mise en examen pour complicité de vol en bande organisée et association de malfaiteurs en vue d’un crime.
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Parmi les quatre autres suspects interpellés mercredi, l’un a été remis en liberté vendredi à l’issue de sa garde à vue, sans poursuites à son encontre, ont indiqué à l’AFP ses avocates, Mes Sofia Bougrine et Noémie Gorin. « Dans ces affaires de grande criminalité, nous constatons que les vagues d’interpellation ressemblent davantage à des filets dérivants », ont-elles déploré.
Les cinq interpellations liées à ce cambriolage spectaculaire avaient été annoncées jeudi matin par la procureure de Paris Laure Beccuau qui avait précisé que les bijoux volés restaient introuvables.
Elles se sont ajoutées à celles de deux trentenaires arrêtés il y a une semaine et qui sont soupçonnés d’avoir fait partie du commando de quatre hommes sur place. Ces deux habitants d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), âgés de 34 et 39 ans, ont été mis en examen et placés en détention provisoire mercredi soir.
Les bijoux sur le marché parallèle ?
En garde à vue, ces deux hommes – un arrêté à l’aéroport de Roissy alors qu’il tentait de rejoindre l’Algérie, l’autre à Aubervilliers – « se sont livrés à des déclarations (…) minimalistes par rapport à ce qui nous paraît être démontré par le dossier », avait indiqué Laure Beccuau.
Concernant les bijoux, la procureure avait expliqué que l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC) explorait « un certain nombre de marchés parallèles » car ce n’est vraisemblablement pas sur le marché légal des œuvres d’art qu’ils surgiront. Parmi les hypothèses des enquêteurs : celle que ces joyaux puissent « être une marchandise de blanchiment, voire de négociation dans le milieu », a-t-elle pointé.
L’affaire a provoqué des débats-fleuves sur la sécurité du Louvre, musée d’art le plus visité du monde. La ministre de la Culture Rachida Dati a dévoilé vendredi les premières conclusions de l’enquête de l’Inspection générale des affaires culturelles, avec un bilan très critique : « une sous-estimation chronique, structurelle, du risque intrusion et vol » par le Louvre, « un sous-équipement des dispositifs de sécurité », une gouvernance « pas adaptée » et des protocoles de réaction aux vols et intrusions « totalement obsolètes ».
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