Le négociateur en chef et président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a menacé ce dimanche 6 septembre de ripostes « plus rapides et plus intenses » face aux attaques américaines, après que Téhéran a ciblé des navires de guerre américains en représailles aux frappes contre des pétroliers iraniens.
« Les Américains ont dû comprendre que l’ère des ripostes proportionnées était révolue », a déclaré Mohammad Bagher Ghalibaf dans un message diffusé par un média d’État, ajoutant que « toute agression contre les intérêts et la sécurité de l’Iran recevra une réponse plus rapide, plus intense et plus douloureuse ».
Plus tôt dans la journée, les Gardiens de la Révolution avaient annoncé avoir « attaqué un véhicule de surface militaire américain sans pilote (navire téléopéré) qui tentait de pénétrer dans la zone protégée du détroit d’Ormuz », a écrit l’armée idéologique de Téhéran dans un communiqué cité par la télévision d’État.
Par ailleurs, l’armée iranienne assurait avoir « ciblé trois pétroliers sur des passages non autorisés dans le détroit d’Ormuz et trois navires américains dans d’autres zones », mettant en garde les autres bateaux contre toute tentative de transit via des routes non approuvées par Téhéran.
Une impasse diplomatique
Encore avant cela, le Commandement militaire américain avait dit avoir visé des pétroliers iraniens. Il a affirmé en avoir « neutralisé de manière permanente » deux et « complètement détruit » un troisième, assurant que ces bâtiments faisaient partie « d’un réseau occulte » finançant les Gardiens et leurs alliés à hauteur de « plusieurs milliards de dollars ».
Les Gardiens de la Révolution ont confirmé l’attaque américaine contre « trois pétroliers appartenant à la République islamique d’Iran dans le détroit d’Ormuz, provoquant des dégâts », y voyant un « acte de désespoir face à la fermeture » de cette voie stratégique pour le commerce.
Ces nouveaux échanges de frappes interviennent sur fond d’impasse diplomatique pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient, alors que Washington répète vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran. L’Iran continue de bloquer Ormuz et les États-Unis imposent un blocus sur les ports iraniens, aucun ne semblant vouloir céder.
En cas de poursuite des hostilités, les frappes « contre les bâtiments militaires américains dans la région seront plus dures qu’auparavant et pourraient s’étendre », a menacé Khatam al-Anbiya, le commandement militaire central interarmées iranien.
Washington a réalisé ces nouvelles frappes après qu’un porte-avions et un destroyer américains « ont échappé à de multiples attaques iraniennes non provoquées », a rapporté l’armée des États-Unis, ajoutant qu’aucun de ses miliaires n’avait été blessé.
Article original publié sur BFMTV.com

