Une enquête a été ouverte à la suite du suicide d’une collégienne de 12 ans dans les Pyrénées-Orientales, a-t-on appris, vendredi 23 janvier dans la soirée, auprès du parquet. « Il s’agit bien d’un suicide qui pourrait être en lien avec du harcèlement. C’est, en tout cas, ce que semble exprimer l’écrit qu’elle a laissé », a déclaré le procureur de Perpignan, Jérôme Bourrier, cité par l’Agence France-Presse.
L’adolescente était scolarisée dans un collège d’Ille-sur-Têt, à 25 kilomètres à l’ouest de Perpignan. Selon le quotidien local L’Indépendant, le rectorat a mis en place une cellule d’écoute au collège Pierre-Fouché, qui sera ouverte aux élèves samedi et dimanche.
Une enquête avait également été ouverte au cours de la semaine par le parquet de Saint-Nazaire après le suicide à l’hôpital, au début du mois, d’une adolescente de 14 ans, victime de harcèlement scolaire, selon sa famille. Une semaine plus tôt, Camélia, 17 ans, avait mis fin à ses jours en gare de Mitry-Mory (Seine-et-Marne) après avoir dénoncé une situation similaire. Deux enquêtes sont en cours pour « harcèlement scolaire ayant conduit la victime à se suicider ».
Selon une étude de l’association e-Enfance, publiée à la fin du mois d’octobre, 37 % des jeunes sont victimes de harcèlement ou de cyberharcèlement, un chiffre qui ne diminue pas avec l’âge : 35 % sont en primaire, et 40 %, au lycée. Le harcèlement se produit majoritairement au sein même des établissements scolaires (physiquement, 71 %), mais aussi lors d’activités extrascolaires (17 %), selon cette étude.
Les victimes invoquent différents motifs – la jalousie ou l’envie (24 %), les différences physiques (20 %), les différences de look (16 %) –, révélateurs de discriminations préoccupantes.














