samedi, septembre 19

  • Donald Trump a annoncé vendredi avoir obtenu du Danemark et du Groenland un « contrôle permanent » de la sécurité du territoire arctique stratégique.
  • L’accord permettra, selon Washington, d’empêcher les adversaires des États-Unis, Chine et Russie en tête, de s’y installer.

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Un « contrôle permanent » de la sécurité du Groenland. C’est ce que Donald Trump dit avoir obtenu, vendredi soir, auprès du Danemark. Selon le président américain, les États-Unis vont désormais pouvoir empêcher leurs adversaires, la Chine et la Russie, de s’installer sur ce territoire stratégique. Voici ce que l’on sait de l’accord qui, selon Copenhague, sera signé la semaine prochaine à New York.

Une « importante présence américaine »

L’accord a été annoncé par le président américain dans une longue publication sur sa plateforme Truth Social. Le texte « confère aux États-Unis un contrôle permanent sur la sécurité, ainsi que sur tous les autres besoins, (du) Groenland« , dixit le républicain. Concrètement, il doit empêcher tout « adversaire » de Washington d’établir une présence militaire au Groenland ou d’y réaliser des investissements sensibles sans accord des États-Unis. D’où le déploiement prochain de soldats.

Selon Donald Trump, les États-Unis vont « immédiatement lancer le processus de développement d’une importante présence militaire« . Selon plusieurs médias, trois nouvelles bases militaires devraient ouvrir dans le sud, en plus de la base de Pituffik qu’ils détiennent déjà dans le nord de ce territoire. Cette installation constitue un maillon crucial de la défense antimissile américaine.

Pékin et Moscou dans le viseur de Washington

« Cet accord garantit que la Chine et la Russie ne peuvent pas disposer d’une base au Groenland, qu’elles ne peuvent pas y envoyer de troupes et que les mécanismes nécessaires sont en place pour empêcher tout investissement dans des secteurs sensibles« , a détaillé un responsable du département d’État sous le couvert de l’anonymat.

Le Groenland est en effet situé à un emplacement stratégique, sur l’itinéraire le plus court entre la Russie et les États-Unis. Il recèle des gisements inexploités de terres rares et pourrait jouer un rôle essentiel à mesure que la glace polaire fond et que de nouvelles voies maritimes apparaissent.

Une « durée de vie infinie »

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a évoqué un compromis qui « répond à toutes nos préoccupations de sécurité nationale concernant le Groenland« . L’accord, d’une « durée de vie infinie« , n’aura « aucun coût » pour Washington, a assuré le président républicain, en évoquant un « rêve devenu réalité« . Selon le responsable du département d’État, l’accord doit rester en place « même si le Groenland devient un pays complètement indépendant« .

Du côté du Danemark, on assure que le texte est satisfaisant. Ce dernier « reconnaît la souveraineté et l’intégrité territoriale du Royaume (du Danemark) et le droit du peuple groenlandais à l’autodétermination« , a déclaré la Première ministre danoise Mette Frederiksen.

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