- En Roumanie, des chercheurs ont découvert une bactérie vieille de 5.000 ans.
- Elle est résistante aux antibiotiques actuels.
- Les explications de Vincent Valinducq dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ».
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Bonjour ! La Matinale TF1
Les chercheurs ont fait une découverte aussi surprenante qu’effrayante : une bactérie vieille de 5.000 ans, résistante aux antibiotiques actuels. Celle-ci a été trouvée dans la grotte glaciale Scarisoara, en Roumanie. Cette bactérie possède une souche psychrobacter : « cette souche, elle a la particularité de résister à environ dix
antibiotiques
qu’on peut utiliser dans la vie de tous les jours pour soigner vos infections bactériennes »,
indique Vincent Valinducq dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ». Bonne nouvelle, « cette bactérie a au niveau de son génome, c’est-à-dire les gènes, différents mécanismes qui pourraient nous aider en l’étudiant pour développer d’autres antibiotiques à venir pour nous défendre »,
précise le médecin. En revanche, mauvaise nouvelle, avec le changement climatique et la fonte des glaces, « il ne faudrait pas que cette bactérie se propage à la surface parce qu’on n’aimerait pas croiser la route, ni vous ni moi, d’une bactérie résistante aux antibiotiques et résistante au froid »
, ajoute-t-il.
L’OMS s’inquiète de l’antibiorésistance
La résistance aux antibiotiques inquiète l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle a « alerté sur l’augmentation des
résistances aux antibiotiques
de simples infections bactériennes »,
développe Vincent Valinducq qui ajoute que, selon un chiffre publié dans la revue Lancet
, « on estime à 39 millions le nombre de décès d’ici 2050 d’infections bactériennes résistantes aux antibiotiques »
. Comment lutter contre l’antibiorésistance ? « Faites confiance à votre médecin »,
annonce le docteur. « Souvent lorsque vous venez pour un nez qui coule, une petite toux, vous voulez tous des antibiotiques, pourtant c’est viral »
, détaille-t-il. De plus, si un antibiotique est prescrit pour traiter une infection bactérienne, « respectez la dose, la fréquence et la durée
« . Il ne faut pas prendre la moitié de son traitement ni l’arrêter prématurément, parce que « vous augmentez le risque de résistance aux antibiotiques »,
ajoute-t-il.
Ne pas faire d’automédication
Enfin, il ne faut pas faire de l’automédication. Si vous avez un petit rhume et que vous avez un reste d’antibiotiques dans votre pharmacie, vous pourriez être tenté de prendre un peu d’amoxyciline. « Mauvaise idée, la plupart du temps c’est viral et quand bien même si cela était bactérien, ça pourrait être problématique parce que vous auriez pu choisir le mauvais antibiotique, augmenter le risque de faire des résistances à cet antibiotique »
, précise le docteur. « L’antibiorésistance est un enjeu de santé publique pour limiter le nombre de décès à l’avenir et qu’on puisse toujours continuer à vous soigner de la simple infection urinaire bactérienne à l’angine, donc on fait attention à l’automédication, on fait attention aux antibiotiques, on renforce toujours les gestes barrières et puis enfin les vaccinations sont aussi très intéressantes pour vous protéger contre les maladies »
, conclut Vincent Valinducq.













