mardi, septembre 15

Une femme de 32 ans a été placée en garde à vue ce mardi 15 septembre, soupçonnée d’avoir dégradé près d’une centaine de tombes catholiques dans un cimetière de Maizières-lès-Metz (Moselle), a annoncé le procureur de la République, David Touvet.

Une enquête de flagrance a été ouverte du chef de « violation ou profanation de sépulture ou monument édifié à la mémoire des morts, commise en raison de l’appartenance vraie ou supposée des personnes décédées à une religion déterminée ».

96 tombes dégradées

Vers 6h50 mardi matin, des riverains ont alerté la gendarmerie, indiquant que des tombes avaient été dégradées dans le cimetière ancien de cette commune de 11.000 habitants en périphérie de Metz, a précisé le magistrat dans un communiqué.

Ils disent avoir vu une femme procéder à ces dégradations, avant de quitter le cimetière. Lors des constatations, les enquêteurs ont découvert des dégâts sur 96 tombes.

« Des croix et des crucifix posés ou scellés sur les tombes avaient été endommagés et brisés, et regroupés au sol en divers endroits du cimetière », selon David Touvet.

À 14h45, une femme de 32 ans s’est finalement présentée spontanément aux forces de l’ordre encore sur les lieux, au cimetière, et a déclaré avoir commis les dégradations. Elle a été « immédiatement placée en garde à vue ».

Un « acte scandaleux »

Le maire (LR) de Maizières-lès-Metz, Julien Freyburger, a fait part sur les réseaux sociaux de son « indignation » face à cet « acte scandaleux » orienté selon lui « contre une cible nette, la religion catholique, dont les symboles ont été visés précisément et systématiquement ».

« Je condamne avec la plus grande fermeté ce vandalisme lâche d’une rare violence », a-t-il ajouté, souhaitant la « condamnation exemplaire » du ou des auteurs.

Ces faits interviennent moins de deux semaines avant la venue du pape Léon XIV à Metz, le 28 septembre.

Article original publié sur BFMTV.com

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