Sécheresse, inondations, canicule, accentuation des phénomènes météorologiques violents, impact sur les habitats… Les effets du dérèglement climatique se font de plus en plus ressentir en France, mais aussi dans le monde. Si les experts alertaient depuis des dizaines d’années, les conséquences se voient désormais. Elles ont un impact sur l’environnement, mais aussi sur les humains et de fait, sur l’économie.
Alors que certains pointent du doigt l’impréparation du pays face au dérèglement climatique, la ministre de la Transition écologique Monique Barbut annonce, dans un entretien à La Tribune Dimanche publié ce samedi 18 juillet, que le budget dédié à l’écologie devrait être plus important en 2027. Il sera débattu au Parlement à l’automne.
« L’écologie sera le budget le plus renforcé après celui des Armées. C’est un signal fort. Il montre que, même dans un contexte budgétaire exigeant, protéger les Français face au changement climatique reste une priorité », a-t-elle notamment déclaré.
Le Fonds vert porté à un milliard d’euros
Le Fonds vert va lui spécifiquement être renforcé. Il sera « porté à un milliard d’euros », a précisé la ministre. Avec ce renforcement du budget de l’écologie, le plus est de donner « la priorité à l’adaptation au changement climatique, notamment celle des bâtiments publics ».
Au-delà de la question financière, des changements de comportement ou d’habitude seront à prévoir, notamment sur l’eau. « 99 départements, soit l’entièreté du territoire métropolitain, sont classés en vigilance sécheresse, 55 sont placés en ‘crise’, 21 en ‘alerte renforcée’, et 215 arrêtés préfectoraux sont en cours », a rappelé la ministre, qui a ajouté: « Cela doit nous rappeler à quel point le réchauffement climatique bouleverse le cycle de l’eau qui est notre bien le plus précieux. »
Ainsi, même s’il n’y a, selon elle, « pas de risque majeur de pénurie d’eau potable », il « faut revoir un certain nombre de nos usages et la façon dont nous gérons la question de l’eau ». « D’autant qu’une sécheresse aussi grave aura des conséquences sur nos bâtis, sur nos sols, ce qui renforce le risque de futures inondations », a-t-elle également rappelé.
« Préserver les zones humides »
Interrogée sur la question des méga bassines, Monique Barbut a indiqué qu’il « faut du stockage d’eau qui soit concerné, multi-usages et compatible avec la ressource ». « Dans une période où la ressource en eau devient plus difficile à gérer, on ne peut pas accepter que certains, parce qu’ils en ont les moyens, organisent seuls leur accès à l’eau pendant que les autres supportent la contrainte », a-t-elle souligné.
Mais pas question pour la ministre de la Transition écologique de prendre position sur ce sujet qui cristallise souvent les oppositions. D’autant qu’elle ne « permet » souvent pas « de répondre à la question de l’eau ».
« Il ne faut pas oublier que notre premier stockage d’eau est naturel: Les zones humides jouent un rôle essentiel pour retenir l’eau, recharger les nappes et limiter les effets des sécheresses. Les préserver est souvent la première réponse à apporter », a-t-elle estimé.
Article original publié sur BFMTV.com











