- Un incendie s’est déclaré dimanche 2 août dans un site industriel classé Seveso en Moselle.
- Ces installations, qui abritent des substances dangereuses, sont particulièrement à risques en cas d’incendie.
- Le point sur les questions qui se posent.
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Dimanche 2 août au matin, un incendie s’est déclaré sur un site industriel de Gandrange en Moselle, impliquant des déchets recyclés. Ce feu a été « contenu »
par les 80 sapeurs-pompiers mobilisés, a indiqué le maire de Gandrange. Classé « Seveso », cet établissement a immédiatement fait l’objet d’une attention particulière. Mais à quoi correspond exactement cette appellation et quelles sont les règles de sécurité imposées à ces usines ? Le 20H de TF1 fait le point sur les questions qui se posent à propos de ces sites sensibles.
Qu’est-ce qu’un site Seveso ?
Le terme « Seveso » fait référence à une petite commune du nord de l’Italie touchée en 1976 par une catastrophe industrielle majeure, marquée par un rejet massif de dioxine.
Depuis cet accident tragique, ce nom désigne une directive européenne permettant de répertorier et de classifier les établissements industriels manipulant ou stockant des substances dangereuses (produits inflammables, explosifs ou gaz toxiques).
Quels sont les risques ?
En France, on compte environ 1.300 établissements classés Seveso. Ils sont répartis en deux catégories en fonction de la quantité et de la toxicité des produits présents sur place :
- Les sites à seuil bas : ils présentent des risques maîtrisés en raison de volumes de substances plus modérés. C’était le cas du site touché par les flammes en Moselle.
- Les sites à seuil haut : ils abritent les volumes les plus importants de produits dangereux et font l’objet des mesures de sécurité les plus strictes.
L’explosion de l’usine AZF à Toulouse en 2001 (31 morts) demeure l’un des événements les plus marquants liés à un site classé seuil haut. « Ce n’est pas parce qu’on a une fumée très dense, très noire, qu’elle peut être toxique. C’est très impressionnant »
, a indiqué dimanche la sous-préfète de Moselle Hélène Demolombe Thobie.
Comment ces sites sont-ils protégés ?
En France, ce sont des agents de l’État qui inspectent ces sites classés Seveso sous l’autorité des préfets. Dès leur construction, ils doivent répondre à des normes très strictes. « On impose à la fabrication par exemple des cuves avec une épaisseur très importante, des murs pour éviter la propagation des explosions. C’est à la construction qu’on doit respecter un ensemble de règles »
, explique à TF1 Geneviève Baumont, experte à l’Institut français de formation aux risques majeurs et à l’environnement.
En cas d’incident, c’est la qualité de l’air qui est testée. Dimanche, les résultats ont permis de lever le confinement des habitants d’Amnéville et de quatre communes adjacentes en Moselle, peu avant 17h.
Mehdi TELLI | Reportage TF1 : Claire BLONDIAUX et Vincent ABELLANEDA




