- Le ministère des Affaires étrangères a déclaré ce samedi qu’il n’y avait « pas de plan français » pour tenter de mettre fin au conflit opposant Israël au mouvement pro-iranien au Liban.
- Le site américain Axios a de son côté affirmé que Paris avait élaboré une proposition pour mettre fin à la guerre.
- En parallèle, le Liban a formé une délégation pour négocier avec Israël.
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L’Iran attaqué par les États-Unis et Israël, le Moyen-Orient s’embrase
Un « plan français » pour tenter de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah, mouvement pro-iranien ? Il n’en est rien, selon le ministère des Affaires étrangères. « La France a soutenu l’ouverture des autorités libanaises aux pourparlers directs avec Israël et a proposé de les faciliter. Il appartiendra aux parties, et seulement aux parties, de définir l’ordre du jour de ces discussions »
, a indiqué ce samedi 14 mars le porte-parolat du Quai d’Orsay.
« Il existe un plan français »
Plus tôt dans la journée, le site américain Axios (nouvelle fenêtre), citant trois sources au fait du dossier, avait affirmé que la France avait élaboré une proposition pour mettre fin à la guerre prévoyant la reconnaissance de l’État d’Israël par le Liban. Le démenti de la diplomatie française n’a pas manqué de faire réagir le média américain. « Il existe un plan français. Le titre du document l’indique clairement. Le ministère français des Affaires étrangères ment »
, a écrit Barak Ravid, journaliste et correspondant pour Axios, sur X.
There is a French plan. The headline of the document says it is a French plan. The French foreign ministry is lying. Menteurs https://t.co/Pjo2kFDmXW — Barak Ravid (@BarakRavid) March 14, 2026
Le président de la République Emmanuel Macron s’est entretenu cette semaine avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qu’il a appelé à « clairement renoncer à une offensive terrestre au Liban »
, ainsi qu’avec le président libanais Joseph Aoun. Le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot a de son côté multiplié les appels ces derniers jours avec ses homologues israélien, libanais, européens, des pays du Golfe, ainsi que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.
Une délégation formée par le Liban pour négocier avec Israël
Une source officielle libanaise a pour sa part indiqué ce samedi soir à l’AFP que le Liban avait formé une délégation pour négocier avec Israël, soulignant toutefois que ni la date ni le lieu de telles discussions n’avaient encore été fixés, Paris et Chypre étant envisagés. « Des négociations sont à l’ordre du jour et les préparatifs pour la formation d’une délégation sont en cours »
, a affirmé cette source, tout en relevant qu’il « faut aussi un engagement israélien en faveur d’une trêve ou d’un cessez-le-feu »
.
Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars, en lançant des missiles sur Israël pour venger la mort du Guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran. Israël a répliqué en bombardant depuis de vastes parties du Liban.











