- Un rapport pointe la pénurie d’accompagnants d’élèves en situation de handicap à la rentrée 2025.
- Plusieurs académies comme celles d’Aix-Marseille et Créteil sont plus touchées que d’autres.
- Un chantier de plus pour le nouveau ministre de l’Éducation nationale Edouard Geffray.
Suivez la couverture complète
Lecornu II : le nouveau gouvernement à l’épreuve du budget
Le constat est alarmant. Près de 50.000 d’élèves en situation de handicap étaient sans solution d’accompagnement à la rentrée 2025 contre 36.000 en 2024, révèle la Direction générale de l’enseignement scolaire (Dgesco), dans un rapport transmis mardi à la commission d’enquête parlementaire sur les défaillances de prises en charge du handicap et de la santé mentale. Des chiffres confirmés ce vendredi par le ministère de l’Éducation nationale à l’AFP ce vendredi.
Sur un total exact de 48.726 élèves en attente d’un AESH (accompagnant d’élève en situation de handicap) à la rentrée, 7.587 se trouvaient dans l’académie d’Aix-Marseille. C’est 33,6% des élèves notifiés pour un accompagnement dans cette académie. Ce taux est encore plus élevé pour le seul département des Bouches-du-Rhône, où 6.949 élèves sont en attente soit 43,3%.
Lors d’une audition du nouveau ministre de l’Éducation Edouard Geffray jeudi, le rapporteur de la commission, le député socialiste Sébastien Saint-Pasteur, a évoqué « des disparités entre académies assez vertigineuses »
. Dans l’académie de Créteil, 6.210 élèves sont en attente, soit un taux de 22,1%, et ils sont 5.697 dans celle de Versailles, soit un taux de 21,3%. Dans l’académie de Bordeaux, à l’inverse, seuls 2,95% des besoins ne sont pas pourvus.
Interrogé sur ces chiffres, Edouard Geffray a confirmé que le nombre d’élèves sans accompagnement à la rentrée était « de l’ordre de 50.000 »
(contre 36.186 l’an dernier), tout en précisant qu’au moment des vacances de la Toussaint, il était « aux alentours de 42.000 »
. « C’est un phénomène qui est évidemment massif »
, a estimé le successeur d’Élisabeth Borne, promettant de vérifier rapidement ces chiffres.
« Si ces écarts sont effectivement confirmés, que ce n’est pas un problème de remontées statistiques mais que c’est un problème de faits, ça veut probablement dire qu’il y a des enjeux d’organisation qui sont à reprendre en partageant de meilleures pratiques »
, a-t-il dit. « Ces disparités ne peuvent pas demeurer »
, a ajouté celui qui entend « dès le début de la semaine prochaine travailler avec les recteurs »
sur le sujet.












