- Dans « Bonjour ! La Matinale TF1 », Anaïs Grangerac nous parle de Thibaut Derien.
- Cet habitant de Dinan, en Bretagne, a 51 ans.
- Il est photographe et il immortalise les commerces abandonnés de France à travers d’immenses séries de photos.
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Bonjour ! La Matinale TF1
Après nous avoir parlé de Sarah Fructidor, une fleuriste itinérante qui a transformé la caravane de ses grands-parents pour vivre de sa passion, Anaïs Grangerac a consacré une nouvelle chronique à un profil hors du commun. Dans « Bonjour ! La Matinale TF1 », la chroniqueuse présente Thibaut Derien, un homme de 51 ans qui habite à Dinan, une commune d’environ 15.000 habitants située dans les Côtes-d’Armor, en Bretagne. « Il est photographe et depuis plus de 20 ans, il immortalise les commerces abandonnés de France à travers une immense série photo »
, explique-t-elle.
Un photographe pas comme les autres
Passionné de photographie depuis son adolescence, Thibaut Derien a développé un projet on ne peut plus original. « Quand Thibaut a une trentaine d’années, il fait partie d’un groupe de musique et pendant ses tournées un peu partout en France, il se rend compte des nombreux centres-villes désertés au milieu des campagnes. Il va commencer alors à prendre en photo ces commerces abandonnés, sans trop savoir pourquoi »
, indique Anaïs Grangerac, avant de poursuivre : « C’est ainsi que naît cette série photo qu’il va finalement poursuivre pendant plus de 20 ans et qu’il est seulement en train de terminer. »
Tout au long de sa carrière, Thibaut Derien a photographié plus de 500 commerces à l’abandon parmi lesquels on retrouve des boulangeries, des cordonneries, des épiceries, des librairies, etc.
Un devoir de mémoire pour des commerces qui ont servi la société ?
Car, oui, en plus d’être féru de photographie, Thibaut Derien est aussi très intéressé par l’histoire. « En fait, cette série parle du lien social qui disparaît avec toutes ces boutiques. Pour moi, c’est un petit patrimoine qui disparaît. Donc oui, j’avais envie de les immortaliser avant que ces boutiques disparaissent complètement »
, assure le Breton de 51 ans. Les clichés peuvent d’ailleurs être consultés dans un premier tome, sorti il y a dix ans et baptisé J’habite une ville fantôme, puis dans un second qui est actuellement en cours d’édition. « Je trouve que c’est une jolie manière de redonner vie à des commerces qui se sont battus pendant longtemps et qui font aussi toute l’âme de la France »
, conclut Anaïs Grangerac.











