Son passé suscite encore des interrogations. Le pôle « cold cases » de Nanterre a ouvert un « parcours criminel » au sujet de Dominique Pelicot, expliquaient deux magistrats de ce pôle spécialisé dans les affaires non résolues, dimanche 11 janvier dans l’émission Affaire Suivante, sur BFMTV.
« Le parcours criminel de Dominique Pelicot s’inscrit dans l’information judiciaire qui a été ouverte à l’origine. En 2015, la juge d’instruction Nathalie Turquey est saisie de deux enquêtes qui sont rapprochées (deux cold cases dans lesquels est soupçonné Dominique Pelicot, NDLR), et récupère ce dossier. Et le parcours criminel s’inscrit dans le cadre de cette information judiciaire », indiquait Marie-Céline Lawrysz sur notre antenne, dimanche.
Condamné à 20 ans de réclusion criminelle fin 2024 pour avoir fait violer son épouse, Gisèle Pelicot, par des dizaines d’inconnus après l’avoir droguée, Dominique Pelicot ne cesse d’interroger les enquêteurs.
Étudier « le parcours de vie d’un individu »
Son nom est récemment ressorti dans deux affaires jusqu’ici non élucidées: le viol suivi du meurtre de Sophie Narme à Paris en 1991, pour lequel Dominique Pelicot nie son implication, ainsi que la tentative de viol d’une jeune femme en 1999 en Seine-et-Marne, qu’il a reconnue.
Le Pôle dédié aux Crimes sériels et non élucidés (PCSNE), inauguré en 2022, consacre une part de ses investigations à l’étude approfondie des profils de plusieurs criminels susceptibles d’avoir agi en série.
« On inverse le raisonnement, on ne part plus des faits, nous allons étudier le parcours de vie d’un individu, tous les lieux fréquentés par ce dernier, les dates auxquelles les lieux ont été occupés par cet individu, dans la mesure où l’on peut, peut-être, rapprocher des faits non élucidés commis à ces dates-là et dans des lieux fréquentés par ces individus à ce moment-là », détaille encore Marie-Céline Lawrysz sur BFMTV.
Parmi les autres « parcours criminels » sur lesquels les magistrats se concentrent, on peut citer ceux de Michel Fourniret, de Nordahl Lelandais ou encore de Francis Heaulme.
Article original publié sur BFMTV.com













