- Un trafiquant qui se faisait passer pour un docker a été interpellé mi-janvier par les douanes à Marseille (Bouches-du-Rhône).
- L’homme, âgé d’une quarantaine d’années, a tenté de dérober plusieurs milliers de paquets de cigarettes.
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Le 13H
C’est une saisie inédite au niveau de son mode opératoire. Les douaniers ont arrêté, vendredi 16 janvier, un trafiquant de cigarettes déguisé avec une chasuble de docker. « Il est rentré avec son véhicule utilitaire dans le paquebot. À l’intérieur, il y a des marins complices qui ont chargé intégralement sa camionnette. Il y avait près de 1.000 cartouches »
, déclare à TF1 Michaël Lachaux, directeur régional des douanes à Marseille (Bouches-du-Rhône).
Montant de la marchandise : 110.000 euros, en provenance d’Afrique du Nord. L’homme, âgé d’une quarantaine d’années, était suivi depuis plusieurs jours par les douaniers. « C’était quelque chose qui était très réfléchi : une quantité importante, un mode opératoire assez sophistiqué, ce qui montre une vraie criminalité de la démarche »
, ajoute le spécialiste.
Ce sont les réseaux de distribution des narcotrafiquants, ça a changé la donne. Vous avez des points de deal qui vous proposent aussi du faux tabac
Ce sont les réseaux de distribution des narcotrafiquants, ça a changé la donne. Vous avez des points de deal qui vous proposent aussi du faux tabac
Delphine Sarfati-Sobreira, directrice générale de l’Unifab
Des réseaux criminels de plus en plus organisés. Il n’a jamais été aussi facile de se procurer des cigarettes contrefaites. En caméra discrète au nord de Paris, il ne faut que quelques minutes pour que notre équipe identifie un vendeur à la sauvette. Les tarifs sont attractifs et attirent de plus en plus de clients. « Je les achète à la sauvette
parce que c’est moins cher
, elles sont sont largement fumables et les taxes c’est trop »
, confesse une fumeuse.
Un achat totalement illégal. Désormais, c’est surtout sur les réseaux sociaux que ce marché noir se développe. L’offre a bondi de 160% l’année dernière. Des annonces proposent des cartouches de cigarettes à 35 euros, soit 3,5 euros le paquet contre 13 euros en moyenne chez le buraliste. Certains proposent même la livraison, ce qui a développé ce marché aussi à la campagne. « Les réseaux de distribution qui sont utilisés sont les réseaux de distribution des narcotrafiquants, ça a changé la donne. Aujourd’hui, vous avez des points de deal qui vous proposent aussi du faux tabac »
, explique Delphine Sarfati-Sobreira, directrice générale de l’Unifab.

Du faux tabac qui échappe à tout contrôle. Des traces d’urine et de mort-aux-rats ont été retrouvées sur certaines cigarettes analysées. Cette concurrence déloyale représente un gros manque à gagner pour l’État, mais aussi une concurrence déloyale féroce pour les buralistes. Mille établissements ont fermé ces deux dernières années.












