La Russie a accusé mercredi l’Ukraine d’avoir attaqué la veille un méthanier russe avec des drones navals lancés depuis les côtes libyennes.
L’attaque contre le navire Arctic Metagaz « a été lancée depuis les côtes libyennes au moyen de vedettes sans équipage appartenant à l’Ukraine », a affirmé le ministère russe des Transports dans un communiqué, précisant que les 30 membres d’équipage étaient sains et saufs.
Le navire, chargé et en route depuis le port russe de Mourmansk, a coulé en Méditerranée, entre la Libye et Malte, ont annoncé mercredi les autorités libyennes.
Un méthanier russe a coulé au nord de la Libye après avoir subi « des explosions soudaines », a déclaré mercredi l’autorité portuaire libyenne.
Selon cette dernière, le méthanier Arctic Metagaz « a subi des explosions soudaines suivies d’un incendie massif, qui ont finalement entraîné son naufrage complet » mardi soir.
Les 30 membres d’équipage ont tous été secourus, ont déclaré les autorités maltaises et russes.
Navire de la flotte fantôme
L’Arctic Metagaz a pris feu mardi en Méditerranée centrale, au large de Malte, d’après des images diffusées sur X et des articles de la presse grecque.
Le navire appartiendrait à la « flotte fantôme russe », transportant des produits énergétiques soumis à des sanctions américaines et européennes. Selon Marine Traffic, il navigue sous pavillon russe et a pour destination finale Port-Saïd, en Égypte.
L’authenticité de la vidéo n’a pas été vérifiée, mais aucun incident similaire n’a été recensé dans la zone par le passé, indique Gcaptain, un magazine en ligne spécialisé dans le trafic maritime.
Un représentant du groupe Diaplous, société grecque spécialisée dans la sécurité maritime et la gestion des risques, a confirmé au magazine que le navire avait bien pris feu. « Nous confirmons l’incident, mais nous ne disposons pas de plus de détails pour le moment », a-t-il déclaré.
L’Arctic Metagaz est un cargo construit en 2003, selon Vessel Finder, et fait l’objet de sanctions depuis 2024. Il a quitté Mourmansk, en Russie, le 24 février après avoir chargé sa cargaison sur une plateforme de stockage flottante et avoir contourné le Royaume-Uni et l’Espagne pour rejoindre la Méditerranée. Sa dernière position connue se situait en Méditerranée méridionale, non loin de la Sicile.
L’Ukraine a déjà démontré sa capacité à cibler les moyens navals et logistiques russes bien au-delà de la mer Noire, comme en décembre dernier lorsque le Qendil, un autre navire de la « flotte fantôme » battant pavillon omanais, a été touché entre la Crète et Malte, selon les médias ukrainiens et des sociétés de sécurité maritime.










